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[+1]    #1 09/01/2023 18h31

Membre (2022)
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Bonjour à tous,

Comme bon nombre d’entre nous, j’ai souvent lu des articles sur des personnages comme Warren BUFFETT et autres investisseurs plutôt précoces, même si la plupart d’entre eux descendaient d’une lignée d’investisseurs chevronnés, et possédaient une liquidité importante avant même leur majorité.

Ainsi vous définiriez-vous comme un investisseur ou affairiste précoce (investisseur dans l’âme) ?

Pour ma part, je me définis comme tel, du reste mon entourage également aujourd’hui.

Ma 1ere affaire financière, je l’ai concrétisé au début dès années 1990 à l’âge de 12 ans et demi, n’ayant pas de moyen pécunier, j’ai donc fais en sorte de trouver des mécènes sous forme de sponsor.

C’est l’entreprise SCHWEPPE que je remercie aujourd’hui, qui m’a permis après 3 à 6 mois de négociation téléphonique durant mes récréations scolaires de réaliser mon premier coup financier.

Cela n’a pas été aisé puisque sans contact initial, avec pour seul numéro de téléphone celui trouvé sur un vieux flyers de jeu concours qu’ils avaient organisé plusieurs années auparavant.

Schweppe possédait à l’époque des marques tel que : Oasis, 7up…

Je me rappelle qu’ils m’ont gracieusement offert des palettes de boisson et plein d’accessoires de la marque (j’en ai gardé un peu), le reste je l’ai revendu durant une des fêtes de ma ville, il m’est resté une belle somme d’argent pour un tout jeune adolescence. 

Puis j’ai finalement investi ce pécule dans des jeux vidéos plutôt rares que j’ai conservé et qui valent maintenant quelques dizaines de milliers d’euros.

Ma famille a minimisé et dénigré cette histoire (pour eux j’avais juste copié ce que je voyais à la télé rien d’extraordinaire en cela), néanmoins au sein du collège l’information s’est diffusé comme une trainée de poudre, les gens voyaient cela comme de l’argent facilement gagné, un an plus tard des instituteurs sont venus me trouver pour s’inspirer de ce que j’avais fait, afin de financer les vacances de classe d’hiver etc.

En tout cas, je n’ai jamais eu de reconnaissance ou de remerciements pour mon aide apportée, mais peu importe.

C’est cette expérience qui a conditionné toute ma vision sur l’investissement et sur ma pugnacité dans ce domaine.   

Bonne lecteur, merci à tous, mes meilleurs vœux pour 2023.

titisteph

Dernière modification par titisteph (09/01/2023 19h57)

Mots-clés : investir, investisseur, rentier, retraité

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#2 09/01/2023 18h52

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Ca me fait penser à ma fille (en classe de 6ème) qui m’a raconté, il y a quelques semaines, qu’un élève de sa classe achetait des sucettes 10 centimes dans un boulangerie et les revendait 1€ dans la cour de récréation.

Ca a fonctionné quelques semaines puis des élèves l’ont dénoncé. Il a été exclu une semaine.
Son business est vite tombé à l’eau…
Certains diront que l’EN a ruiné son esprit d’entreprise ;-).

Dernière modification par maxicool (09/01/2023 18h54)


Parrainages possibles :  Saxobank - Epargnoo - LINXEA - Boursorama (FRVE9093) - Fortuneo (12662218) - Assu prêt Zen'Up - Total Energie (114053388) - Bourse Direct (2019704537)

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Favoris 1    #3 09/01/2023 19h37

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INFP

Pour ma part pas du tout, mais c’est le temps passant, en discutant avec mon père, que j’ai découvert qu’il avait placé en bourse (aussi en obligations à l’époque où les taux rémunéraient à 8 ou 10 pour cent).
Ce qui n’était pas du tout sujet de discussion.
J’ai donc pris conscience que j’avais reproduit les mêmes comportements sans être conscient que c’était des atavismes déjà présent.
Je crois que l’éducation familiale est un élément très important dans l’investissement, car ce n’est pas à l’école qu’on apprend cela.

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[+2]    #4 09/01/2023 19h43

Banni
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Quand j’avais 7 ans j’ai conseillé à mon père d’acheter des actions Eurotunnel. Il nous reste un pin’s…

Dernière modification par Karim (09/01/2023 20h35)

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#5 09/01/2023 20h02

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Au milieu des années 80 j’étais étudiant dans une école de commerce et nous devions chaque année faire un stage en entreprise pendant l’été. Non pas un petit boulot pour gagner des sous, mais quelque chose de formateur pour apprendre des choses sur le fonctionnement d’une entreprise.

Une année j’ai trouvé un job dans une banque, au service titres très exactement. A l’époque il n’y avais pas encore d’internet et les ordres des clients étaient sous forme de formulaires papier. J’ai contrôlé ces formulaires et surtout ceux avec de gros montants pour s’assurer que tout était correct. Enfin, avec un conseiller de gestion, nous avons analysé des portefeuille et écrit des synthèses et rassemblé des documents de présentation. Afin que je puisse apporter une contribution utile, à la banque on a pris beaucoup de temps pour m’expliquer les rudiments de la Bourse: les différents marchés, les obligations, les ratios financiers à regarder, etc… On m’a donné aussi un manuel épais avec une description détaillée de tout cela, à potasser au mieux. En fait, je n’ai pas trouvé cela rébarbatif, mais très intéressant au contraire.

Je me suis dit qu’un jour, lorsque j’aurai des sous à investir, je serai certainement actif en Bourse. Au final, à la fin du stage, avec le salaire reçu, j’ai acheté deux lignes d’obligations. A l’époque les taux de rendement étaient très élevés (>10%) et je me suis dit, que c’était quand même bien mieux que le livret d’épargne.

Voilà, c’était mes débuts en Bourse. Pendant longtemps je n’ai rien acheté d’autre manque de moyens et j’ai juste touché mes intérêts jusqu’à l’échéance des oblis. Ce n’est que quelques années plus tard, avec un vrai boulot et un vrai salaire tous les mois que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la Bourse. Mais l’intérêt était présent dès ma toute première approche…

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#6 09/01/2023 20h09

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Merci pour vos réponses, la vie réserve parfois quelques belles surprises et de très belles anecdotes pour tout à chacun.

Merci pour votre partage.

Je vous renouvelle "Mes Meilleurs Vœux pour 2023".

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[+1]    #7 09/01/2023 20h18

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A 15 ans, dans mon internat, avec deux "associés", nous achetions le mercredi des stocks de barres chocolatées que nous revendions avec force profits aux autres internes les autres jours de la semaine (de mémoire, nous achetions autour 1 franc le lot de 5 pour vendre à 1 franc la barre).

C’était très rentable sur le papier mais en tant que seconde et geek, nous avions un déficit de force physique qui nécessitait de "subventionner" certains clients. Nous nous sommes fait voler aussi deux fois notre stock.

A la fin de la seconde année, nous avons dépensé l’intégralité de la dépense en ticket à gratter type "Le Millionnaire". Je me rappelle d’une après midi de grattage et d’aller retours pour rejouer nos gains à la boutique. Nous avons fini à zéro. Le concept suivant m’était donc déjà bien familier: "En Bourse, il y a deux alternatives: s’enrichir lentement ou s’appauvrir rapidement"

Nous cherchions sans cesse d’autres activités mais rien de comparable en terme d’échelle.

Je ne pense pas avoir gagné beaucoup d’argent au final mais avec le recul l’expérience m’a énormément appris:
1/ La puissance de l’association quand on a une confiance totale\réciproque
2/ La supériorité de la discipline face à la compulsivité des mes clients
3/ La différence entre jouer et investir. Je n’ai plus jamais mis un euro dans un jeu de hasard (j’appelle cela l’impôt sur la c…ie)

Dernière modification par joemontanos69 (09/01/2023 20h20)

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#8 09/01/2023 20h21

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Le premier cadeau de Noel que j’avais réclamé était…une caisse enregistreuse smile


"La bourse est le seul magasin où la plupart des clients fuient quand les prix baissent. W Buffet". Portefeuille, Blog

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#9 09/01/2023 21h17

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INTJ

Amusant ce topic.

J’avais relaté dans ma file de présentation ma découverte de l’arbitrage à l’âge tendre de 6 ans, avec les cartes Dragon Ball Z. Ma mère a injustement saisi mes assets pour les redistribuer, faisant s’écrouler tel un château de cartes mon projet de les échanger contre la 10 Francs en or de 1906 du petit Francisco ( Information - Forums des investisseurs heureux ).

Au collège, je subventionnais ma consommation internet (factures de téléphone à plus de 1000 francs) en vendant des gravés et un patch permettant de jouer à Tomb Raider nu (sur disquette : la marge sur ce produit était très élevée !). Avec le recul, je me demande comment mes parents ont pu croire que je gagnais de quoi payer ces dépassements honnêtement ?! Quoiqu’il en soit, le bruit caractéristique d’un modem 56k se connectant péniblement me remplit toujours d’une profonde nostalgie.


✯ Mangia bene, caca forte, e non aver paura della morte.

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#10 09/01/2023 23h34

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ENTJ

Haha oui sympa ce post.

En 6eme je commençais à faire du troc , j’achetais n’importe quoi et je le revendrais plus chère.

En 5eme , je gravais des cd de musique pour les revendre.

En 4eme jusqu’à la terminal je faisais du business sur le marché au puce clignancourt achat revente au collège / lycée …

En terminal j’étais dans le sud en interna.
Je me souviens d’avoir acheter 50 ceintures dolce gabanna 5 euros pièces et revendu 35 euros pièce, des sacs à main coco Chanel idem… a 17 ans je faisais beaucoup d’argent mais s’en se rendre compte que vendre de la contez façon à ce point pouvait être très problématique 🤣🤣🤣

Apres j’ai été honnête en cumulant beaucoup d’emplois pour mettre de côté et vous connaissez la suite !

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#11 10/01/2023 00h21

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A l’école primaire, c’était pour moi l’époque des POG. Je tenais une comptabilité avec le nombre de POG que j’emmenais le matin à l’école (ceux « de marque » et les « no name » étaient séparés) et ceux que je remmenais le soir. Statistiques journalières et hebdomadaires me permettaient d’évaluer mes gains.

Un « daily P&L » de POG en somme !

Dernière modification par piwai (10/01/2023 00h22)

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#12 10/01/2023 07h11

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ISTJ

Marrant ce sujet et vos anecdotes.

Vers 11-12 ans je faisais mes premiers vides greniers seul, dans lesquels je vendais mes jouets d’enfants pour mettre de côté pour une mobylette à 14 ans et le BSR. J’ai notamment vendu plus de 1 000 billes et calots, par sachet de 10 ou 20, que j’avais gagnés durant toute l’école primaire.
A cette époque plusieurs années de suite je vendais du muguet du jardin le 1er mai, devant la boulangerie du village, 1 € les trois brins, enveloppés de papier d’alu.

Vers 13/14 ans je passais du temps à acheter des miniatures de Formule 1 de Michaël Schumacher et à les revendre plus cher sur ebay. Par exemple la Benetton B194, en marque Onyx, achetée 10 € dans une brocante pro durant les vacances d’été, revendue 70 € sur ebay, ou la Jordan de 1991 en Minichamps 1/18ème, achetée 50 € revendu 155 € sur ebay (avec le compte de mon père et du paypal ^^).

Entre 14 et 15 ans, j’achetais des lots de mobylettes en panne à mes copains qui avaient la flemme de les refaire. Je les réparai, repeignait si besoin et revendait une par une via les petites annonces dans le journal ou sur internet. Même mes motos 50cc à moi j’ai réussi à les revendre plus cher, ma première  : un Yamaha Chappy acheté 600 revendu 900 €  sur ebay (aucune rénov que du pricing power lol), la seconde : un Derbi Senda acheté 1 100 € revendu 1 500 € juste avant mes 16 ans (après peinture complète). Des tas de 103 vogue, du MVL, une 50 à boite Gilera etc… Jamais eu de RCX à mon grand désespoir.
Dans le même univers j’achetais des lots de pièces de mobs que je revendais une par une. Des pots, des kits 50, de la partie cycle, des jantes de toutes les couleurs etc à l’époque j’achetais sur des forums de mobs, je revendais sur leboncoin ou aux copains.

A 15 ans, lorsque l’on passait les vacances d’été chez une de mes tantes en montagne, elle m’avait demandé de lui fabriquer une mangeoire pour les biches et un séchoir à linge, en bois. Défi réussi (avec l’aide essentielle de mon père). Elle m’avait donné 50 €.
Vers 15/16 ans voyant la passion de ma mère et de ses collègues pour les bijoux fantaisies j’avais trouvé sur le net un fabricant italien qui acceptait de vendre aux particuliers en direct. J’avais donc "monté" un catalogue de bijoux sur Word puis imprimé sur papier, dans lequel j’avais mis mes prix avec marges, et j’avais fait tourner ce catalogue auprès des collègues de ma mère pour ensuite faire une commande groupée.. C’était de la pacotille, j’avais tellement honte de la qualité que je ne l’ai fait que sur une commande.
Durant ces années j’allais aussi nourrir les chats de plusieurs voisins du hameau durant leurs vacances.
L’un m’avait aussi embauché une journée pour faire le larbin maçon pour construire son hangar, j’étais tellement mort, je me suis endormi assis dans le canapé en rentrant chez mes parents.

Quelques achats/reventes du même style que cricri également….
A l’époque j’épargnais pour le permis moto 125 cc et la moto qui allait avec. Avec tous les business de mob, achat/revente et ce genre de petits boulots j’ai pu me payer le permis 125 à 600 € et une 125cc à 2 500 € (mais pas une TZR, ni une NSR et encore moins une Aprilia RS :-( que mes copains avaient eu offertes par leurs parents…).

Durant ces années, je ne connaissais pas Warren Buffett et ses business de balles de golf et de flippers, mais je lisais toutes les BD Picsou qui ne manquait jamais d’idées entreprenariales. ^^

Premier job d’été déclaré à 17 ans dans un pier import à l’autre bout de la France, impossible de trouver dans mon coin en étant mineur, j’y étais allé en 125cc, 16 heures de trajet… avec une carte routière, je devais souvent m’arrêter pour la consulter … et je logeais tout l’été chez de la famille.
Puis de 18 à 20 ans, tous les étés chez Leroy Merlin, au poste de découpe du bois et du verre. Je m’en suis coupé des doigts. :-)
Mais ces jobs d’été m’ont payé le permis moto dès 18 ans + la moto que j’ai toujours aujourd’hui.

A partir de 19 ans, lorsque mes voitures étaient trop HS pour être réparées à coût raisonnable, je les démontais entièrement et revendait un maximum de pièces sur le boncoin. J’ai fait deux Xantia et une Mégane comme cela. Cela me remboursait le prix d’achat des voitures à chaque fois + les outils comme l’achat d’une grue d’atelier pour sortir les moteurs, mais c’était vraiment laborieux.

Malgré le fait d’avoir poursuivi les études jusqu’en bac +5, tous ces jobs d’été jeune + de l’alternance dès la seconde année de BTS font que je suis éligible au dispositif carrière longue pour la retraite LOL.


Parrain InteractiveBrokers Saxo Boursorama ETPL4810 Assurancevie.com ETPL49769 Fortuneo 12470190 Degiro Linxea iGraal RedSFR Magnolia BSDirect

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#13 10/01/2023 09h15

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Vers l’âge de 8 -10 ans on m’avait ouvert un livret A où on déposait les petits dons. Je rangeais scrupuleusement dans une pochette les relevés mensuels et voyait le chiffre grossir.
En janvier, je recevais le relevé avec les intérêts de l’année et la ce fut un des plus grands "waouh" moment de ma vie!
Sans rien faire, ma cagnotte grossissait et ces intérêts allaient à leur tour produire des intérêts l’année prochaine !
Sans le savoir et évidemment mettre un nom dessus, je venais de ressentir la puissance des intérêts composés et que l’on pouvait gagner de l’argent sans travailler!
Cette révélation a à jamais changer ma perception de l’argent. J’économisais chaque franc pour les voir produire des intérêts et produire à leur tour pendant des années et des années à nouveau des intérêts. Je n’aurai plus forcément besoin de travailler en plus de la sorte.

Ceci expliquant sans doute la suite de mon parcours d’investisseur puis d’aspirant rentier.

Dernière modification par swantonbomb (10/01/2023 09h16)

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[+1]    #14 10/01/2023 09h38

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Intéressant. Mon grand-père était commerçant (retraité). Mes parents en revanche n’avaient pas du tout cette mentalité.

Un jour, mon grand-père a mis sa tenue de maquignon (avec blouse grise et béret), puis il m’a emmené au marché de gros aux fleurs, la veille du premier mai. Il a négocié un prix de gros sur un lot de 40 pots de muguet.
Les vendre tel quel aurait rapporté de la plus-value. Mais en plus, il m’a dit "ils sont bien fournis. Prends la moitié du lot, et sépare-les en deux, en les rempotant. T.u vendras les petits à 5 francs et les gros à 10 francs. Comme ça, les gens auront le choix."
J’ai ensuite passé la matinée du premier mai à vendre ces muguets, tous jusqu’au dernier. Ca m’a rapporté 400 francs.

Une seconde leçon, ça a été l’achat d’actions Paribas quand j’avais 12 ans. Les privatisations étaient la grande affaire de l’époque. Revendues finalement avec une légère perte (donc une forte perte compte tenu de l’inflation), ça a plutôt été une expérience qui m’a tenu durablement éloigné de la bourse.

Une troisième grande leçon, ça a été le copain qui m’a montré comment négocier les prix. Mes parents ne m’avaient rien appris de tel. Pour le vélo d’occasion, dont le marchand voulait 200 francs : d’abord faire remarquer tous ses défauts, et dire qu’il vaut plutôt 50 francs. Le prix baisse, baisse, par des concessions réciproques. Le vendeur est prêt à accepter 120 francs, mais pas moi. Par contre, il refuse obstinément de descendre à 100 francs. Donc, on part. Le copain me dit : "sors le billet de 100, et t.u retrournes lui brandir le billet sans rien dire". Le vendeur a attrappé le billet, et j’ai eu mon vélo à la moitié du prix.

Si j’ai retenu une partie de la leçon sur la négociation (sans atteindre le grand art en la matière du copain qui m’a initié), pour le commerce auquel m’avait initié mon grand-père, ça a pris plus longtemps. Mais ça a fini par germer. Je suis désormais marchand de biens qui est une activité de commerçant (on achète des marchandises pour les revendre plus cher).

Donc, je dirais : investisseur tardif car, s’il y a eu expériences précoces, elles sont restées isolées, et ont donc mis du temps à faire leur chemin en moi.

Dernière modification par Bernard2K (10/01/2023 09h44)


Les vacances sont finies, au travail !

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#15 10/01/2023 10h24

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Ayant une forte culture paysanne où "un sou est un sou", l’investissement avec risque n’est entré que tard dans ma vie (26 ans). J’ai en revanche lu et apprécié Picsou depuis mon plus jeune âge, où non content de faire de l’argent (mais en fait quand même un peu) il vivait une vie d’aventures et de projets rentables. Comme beaucoup j’ai eu un livret A (Bleu en l’occurence, celui du CMUT) et je regardais les premiers jours de l’année arriver ma feuille d’intérêts, avec justement le plus grand intérêt. J’aimais beaucoup regarder les évolutions de la bourse sur le journal papier également, mais sans jamais avoir pu investir (je revois mon père en train de râler après internet et le modem 56k qui avait du mal à se connecter pour avoir accès à Cortal ! 

Ayant toujours bossé les étés depuis mes 15 ans sur la ferme, je n’ai jamais eu de vocation de négociateur, sauf pour revendre "le gros" (voitures, véhicules, meubles etc). Tout à changé avec mon père qui ayant besoin d’un assistant pour faire les travaux dans ses apparts m’a beaucoup appris sur l’investissement immo. Une rencontre aussi, en école d’ingé, m’a largement donné le gout de la négo ainsi que des affaires. Un ami qui lui depuis son plus jeune âge faisait feu de tout bois : muguet pour le 1er mai, élevage de poules d’ornement à 12 ans, je suis persuadé que si il avait grandi avec Vinted, il aurait passé son temps la dessus.

Et puis un jour, on se réveille, et on se dit que c’est possible, alors on passe la 1ère et la seconde ! L’histoire raconte qu’une saine compétition nous a animée moi et mon ami, une émulation intéressante où j’ai toujours fait prévaloir la valeur absolue d’une bonne affaire sur sa valeur relative ! (Mais il est loin d’être en reste avec un taf très rémunérateur (mais stressant), des investissements au top, et des amis super sympas).

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#16 11/01/2023 18h39

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INTP

Bonjour,

Quand j’étais petit (vers 7 ans, peut-être) je me souviens d’une conversation avec mon père dans la voiture. La radio fonctionnait, ça devait être France-Inter, et tous les jours, vers midi je crois, un journaliste ânonnait la cote de la Bourse de Paris. Le débit du chroniqueur, ajouté à l’imperméabilité du sujet, rendait le discours parfaitement incompréhensible. 

Par curiosité, je me souviens lui avoir demandé ce que tout cela signifiait. Il m’a brièvement et simplement (il était prof) expliqué les actions, la cotation, le fait que les cours changeaient sans cesse au gré des vendeurs et des acheteurs.

Petit moment de réflexion dans mon cerveau d’enfant, et là, la révélation :

"Bah alors pour gagner des sous c’est facile : il suffit d’acheter, et de revendre plus cher ! "

et sa réponse implacable :

"Oui, mais t.u sais des fois ça descend beaucoup, et on ne peut jamais revendre plus cher. "

Voilà, c’était il y 48 ans environ. Ce souvenir reste vif. Et finalement, entre une réflexion enfantine et un complément d’information paternel, tout le problème était posé là, en deux phrases. 

Je reste persuadé que cette étincelle de curiosité a été déterminante dans la suite du parcours.


Asinus ad lapidem non bis offendit eundem

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#17 11/01/2023 18h47

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Quand j’avais 8 ou 9 ans, j’ai participé dans une maison familiale à un poker accessible à tous. J’étais un des rares enfants mais étant d’un naturel flegmatique, ayant la bosse des maths et étant rusé, j’ai fini par comprendre qu’il y avait une faille dans leur réglement, en gros à la fin j’ai fait le tour des tables en misant des sommes pour lesquelles les autres ne pouvaient pas suivre et j’ai tout empoché. Tout !
La direction a été prise au dépourvu car le lot prévu - vraisemblement réservé aux adultes - n’a pas pu être remis et ils m’ont acheté par la suite une bande-dessinée.
Ca avait surpris et amusé pas mal de monde !


Parrainage BOURSORAMA code : LIKA0507 - BforBank YYXC - TOTAL ENERGIE : 112210350

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#18 11/01/2023 19h00

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Mon grand-père était sans instruction mais, comme beaucoup de gens de sa génération, il avait su se débrouiller et avait acquis au fil des ans quelques économies placées en pièces d’or et en actions, chose peu courante pour un ouvrier. Chaque matin, il se plongeait dans les cours de l’Aurore voire la Cote Desfossés qu’il épluchait avec minutie, cela avant d’écouter religieusement René Tendron à la TV sur le coup de 13h30. Investisseur avisé, il restait néanmoins fidèle à sa classe et avait la carte de la CGT.

A son décès, mon père alors âgé de 53 ans a repris le flambeau du boursicotage jusqu’à son décès à plus de 90 ans.

Pour ma part, j’ai débuté à 24 ans avec 4 lignes achetées sur les conseils de mon père pour un total de 20 000 francs : il y avait Club Med, Marine Wendel, Compagnie du midi et une dernière que j’ai oubliée. Un an plus tard, je prenais le krach de 1987 dans la figure ; en 36 ans, des bouillons, j’en ai connu et j’en ai bu !

Seulement je ne suis pas devenu Warren Buffet, mais je possède quelque chose qu’il n’a pas : la carte CGT !

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#19 11/01/2023 19h15

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ESTJ

Expérience proche de joemontanos, en internat je vendai avec une bonne marge des piles AA pour Walkman achetées en gros et revendues à l’unité.

Sur la meme clientèle, je confectionnais des superbes nunchaku le week end avec des tubes métal récupérés et des chaînettes, la semaine cours de maniement et vente de ces superbes objets : la grande époque 😁 de la série tv kung fu.

Un grand oncle âgé, commerçant autodidacte ayant débuté à la soupe populaire dans les années 30 m’a beaucoup influencé aussi en me faisant comprendre la puissance du relationnel : j’ai récupéré plein d’outils offerts par ses copains âgés contents de les offrir à un gamin (ma première caisse), il m’a aussi donné les bases de l’immobilier locatif et donne la plus grande des leçons après son décès quand nous avons compris sans pouvoir le prouver qu’un de ses garages avait été détourné de la succession …il m’avait avant poussé vers le juridique « pour ne plus se faire avoir »…j’ai retenu et plus jamais fait confiance.

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#20 11/01/2023 21h42

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ISTJ

Mon grand-père travaillait à la bourse de Paris d’abord comme coteur à la craie puis il a du grimper et passer à une activité de marché car il a bien gagné sa vie.

Du coup, j’ai  ouvert un compte-titre au crédit agricole. Quand j’y repense, j’étais mineur à l’époque mais j’ai pu l’ouvrir quand même. Bizarre….
Je n’avais rien dit à mes parents. Pour l’ouvrir, j’avais sorti plusieurs centaines de francs de mon livret A. Je me rappelle avoir planqué les billets dans les chaussures pour revenir chez moi car on habitait à coté d’une cité dans le 93 et j’avais peur de me faire dépouiller.
J’ai ouvert mon compte et quand je voulais acheter une action, il fallait aller à la banque, remplir un imprimé et l’ordre passait quand le guichetier avait le temps de s’en occuper. Quelle époque !
Et je suivais les cours sur le minitel familiale bien sur. 36 15 Investir
J’ai pas du gagner grand chose mais bon, ça m’a formé.

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#21 12/01/2023 08h36

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ostal, le 11/01/2023 a écrit :

Mon grand-père travaillait à la bourse de Paris d’abord comme coteur à la craie

Ostal, il a du connaître l’époque héroïque de la cotation à la criée, celle de ma signature smile

C’est aussi mon père qui m’a doucement initié dans les années 70 avec produits bancaires basiques dans sa banque au CCF (PEL et obligations) qu’il avait placé à mon compte

Dès que j’ai été salarié au début des années 80, PEL à terme et achat de mon studio, et premier portefeuille d’actions dont les cours étaient scrutés dans les colonnes du Figaro (avec le petit "d" pour "demandé" quand le cours du titre chauffait un peu…
(souvenirs des Câbles de Lyon, Duménil Leblé etc…)

Et la Bourse a fait partie de mon univers quotidien depuis, avec pour gérant un de mes condisciples au Lycée qui m’a accompagné depuis toutes ces décennies, et ma génération a vu l’arrivée progressive de l’informatique et d’internet, rendant plus accessible la consultation et la gestion des comptes


Ericsson…!  Qu'il entre !

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#22 12/01/2023 09h18

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INTJ

Quand j’étais petit ( entre 3 et 6 ans) je plantais des pièces dans les jardinières de ma mère en espérant que ça devienne un arbre à billet … déjà à l’époque je cherchais à faire de l’argent !


Youtube : Julien destruction nuisibles - https://lefrancaisfrugal.wordpress.com/

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#23 03/05/2023 11h27

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Bernard2K, le 10/01/2023 a écrit :

Intéressant. Mon grand-père était commerçant (retraité). Mes parents en revanche n’avaient pas du tout cette mentalité.

Un jour, mon grand-père a mis sa tenue de maquignon (avec blouse grise et béret), puis il m’a emmené au marché de gros aux fleurs, la veille du premier mai. Il a négocié un prix de gros sur un lot de 40 pots de muguet.
Les vendre tel quel aurait rapporté de la plus-value. Mais en plus, il m’a dit "ils sont bien fournis. Prends la moitié du lot, et sépare-les en deux, en les rempotant. T.u vendras les petits à 5 francs et les gros à 10 francs. Comme ça, les gens auront le choix."
J’ai ensuite passé la matinée du premier mai à vendre ces muguets, tous jusqu’au dernier. Ca m’a rapporté 400 francs.

Les prix ont augmenté depuis l’époque de votre grand-père maquignon : avant-hier j’ai vendu près de 100 pots pour mon parti à 10 € pièce, environ 1000€ de recette en même pas 2 heures. Il était cette année très beau et odorant.

En fin ce manif, cela  a été la ruée sur mon stand et la rupture de stock est arrivée : je n’ai même pas pu en acheter un  pour moi !

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[-1]    #24 08/05/2023 10h08

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J’ose espérer que "votre parti" a réglé rubis sur l’ongle la TVA sur la vente de ces fleurs…

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[-1]    #25 08/05/2023 14h49

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emilienlar, le 11/01/2023 a écrit :

Pour ma part, j’ai débuté à 24 ans avec 4 lignes achetées sur les conseils de mon père pour un total de 20 000 francs : il y avait Club Med, Marine Wendel, Compagnie du midi et une dernière que j’ai oubliée. Un an plus tard, je prenais le krach de 1987 dans la figure ; en 36 ans, des bouillons, j’en ai connu et j’en ai bu !

Seulement je ne suis pas devenu Warren Buffet, mais je possède quelque chose qu’il n’a pas : la carte CGT !

Finalement, cotiser et militer à la CGT vous permet d’acheter une bonne conscience à peu de frais et de continuer à arrondir votre patrimoine en donnant l’impression (pour vous-même et pour les autres  ? ) d’agir "pour le peuple" :  c’est l’essentiel  ; -) .

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