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#1 15/04/2024 13h59

Membre (2020)
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Bonjour à tous,

Après avoir fait quelques recherches, je n’ai pas trouvé de post sur le sujet et me suis donc dis qu’il pouvait être intéressant d’en créer un.

Il y a deux semaines, j’ai eu la désagréable surprise de recevoir un appel de la gendarmerie m’annonçant qu’un de mes locataires avait été placé en garde à vue et que la porte avait donc dû être forcée.

Comme c’est la première fois que l’on est confronté à ce genre de situation, je ne connaissais pas la procédure. J’ai donc appelé mon assurance et ai demandé à la maman de mon locataire d’appeler la sienne : ce n’est ni l’assurance du propriétaire-bailleur, ni l’assurance du locataire qui prend en charge les réparations.

Il y a donc deux options :
- Soit le locataire prend en charge l’intégralité des réparations
- Soit le propriétaire s’en occupe et peut alors demander indemnisation auprès du Ministère de la Justice via un document fourni par les forces de l’ordre sur lequel sont mentionnés les références de la procédure. Pour cela, il faut faire des réparations à l’identique.

Nous avons fait le choix d’opter pour la deuxième option. Nous ne connaissons pas les délais pour l’indemnisation mais on s’attend à ce que ce soit long.

J’ai reçu un premier devis : 4000€, ça fait quand même une sacrée somme. J’attends un second devis. La maman de mon locataire devrait m’avancer une partie ou l’intégralité de la facture et je la rembourserai une fois l’indemnisation du Ministère reçue.

Je vous tiendrai informés du suivi de la procédure car cela pourra aider d’autres personnes qui se retrouveraient dans une situation similaire.

Mots-clés : cassée, gendarmerie, perquisition, police


"… ce n'est pas l'intelligent qui est devant mais plutôt l'audacieux." Robert Kiyosaki

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#2 15/04/2024 14h55

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Source:
Réparation des dommages causés lors d’une perquisition
Question

Question de M. MASSON Jean Louis (Moselle - NI) publiée le 28/01/2010
M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le cas où, dans le cadre d’une perquisition, la police force la porte d’un logement dont elle suppose que le locataire est susceptible d’être l’auteur d’un délit. Dans cette hypothèse, le propriétaire subit un préjudice et il lui demande qui doit prendre en charge les frais de remplacement de la porte et de réparation du chambranle.

Publiée dans le JO Sénat du 28/01/2010 - page 168

Reponse du ministere de la justice:

Réponse du Ministère de la justice publiée le 09/09/2010
Le propriétaire d’un logement dont la porte a été forcée après une perquisition effectuée par les services de police qui soupçonnent le locataire d’être l’auteur d’une infraction, peut obtenir, à certaines conditions, une indemnisation par l’État du préjudice qu’il subit à la suite de ces dégradations. La responsabilité de l’État pour rupture de l’égalité devant les charges publiques est en effet engagée à l’égard de toute personne qui subit les conséquences d’une opération de police judiciaire, alors même qu’aucune faute ne peut être reprochée au service de la justice. C’est notamment le cas lorsqu’un propriétaire voit la porte du logement qu’il loue être dégradée après la perquisition dont son locataire a fait l’objet, puisque, dans cette hypothèse, le fonctionnement de l’institution judiciaire fait peser sur lui une charge qui excède ce que l’on est en droit d’exiger d’un citoyen dans le cadre de la vie en société. Cette indemnisation est soumise à des conditions, qui sont celles que les jurisprudences du Conseil d’État et de la Cour de cassation ont dégagées concernant l’engagement de la responsabilité sans faute de l’État. Ainsi, la personne qui sollicite l’indemnisation doit être tiers à la procédure justifiant la perquisition, c’est-à-dire qu’elle ne doit être ni mise en cause ni partie civile. C’est en règle générale le cas des propriétaires dont le bien immobilier dégradé était loué, puisque ce sont très souvent les locataires qui sont victimes ou mis en cause dans le cadre de la procédure judiciaire ayant donné lieu à la perquisition. Dans l’hypothèse de dégradations commises sur la porte d’un logement au cours d’une perquisition, le préjudice est constitué par les frais de remise en état à l’identique de la porte et de ses accessoires. Enfin, comme pour tout engagement de la responsabilité sans faute de l’État à raison de la rupture d’égalité devant les charges publiques, le préjudice doit être spécial, c’est-à-dire ne concerner qu’un petit nombre de citoyens, et anormal, c’est-à-dire excéder par sa gravité les charges qui doivent être normalement supportées par les particuliers en contrepartie des avantages résultant du service public de la justice. La condition de spécialité est systématiquement remplie, ce type de dommage ne concernant que peu de citoyens. Pour satisfaire à la condition d’anormalité, une partie du coût, évaluée à 10 % du montant total des frais de remise en état, ne donne pas lieu à indemnisation, en application de la jurisprudence judiciaire. En outre, il convient de justifier du caractère personnel du dommage ainsi que de l’absence d’enrichissement résultant des réparations effectuées sur le bien, en justifiant d’une facture acquittée attestant de la réalité des travaux de remise en état à l’identique. Dès lors que ces conditions sont réunies, le propriétaire dont le bien a été dégradé à la suite d’une opération de police judiciaire peut obtenir l’indemnisation de son préjudice. Saisie d’une demande en ce sens, la direction des services judiciaires du ministère de la justice lui proposera un règlement amiable.

Publiée dans le JO Sénat du 09/09/2010 - page 2366


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#3 15/04/2024 16h44

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JeromeLMNP a écrit :

une partie du coût, évaluée à 10 % du montant total des frais de remise en état, ne donne pas lieu à indemnisation, en application de la jurisprudence judiciaire.

Publiée dans le JO Sénat du 09/09/2010 - page 2366

J’ai peut-être mal compris, mais on croit rêver !

Sans parler du cas où les forces de l’ordre pensent (soupçonnent) que cette personne a commis une infraction !

JO a écrit :

la porte a été forcée après une perquisition effectuée par les services de police qui soupçonnent le locataire d’être l’auteur d’une infraction

D’après ce que j’ai compris de ce texte, le préjudice ne serait pas indemnisé si vous avez la malchance d’être propriétaite ET soupçonné.
Mon acceptation du terme soupçonné est donc potentiellement innocent.

Mais je peux faire erreur d’interprétation, comme c’est souvent le cas avec les textes de lois, deux experts se contredisant fréquemment.😕

Édit :    

Lamazo a écrit :

Dans mon cas précis, ils ont aussi forcé le volet rouland au pied de biche alors qu’il suffisait de le soulever …

Vous avez de la chance, ils auraient pu aussi casser une vitre.

Dans un post précédent, j’avais évoqué un membre de la famille, qui avait choisi le bon côté, pour pouvoir faire ce qui lui faisait du bien sans être ennuyé.
Des exemples de ce genre, j’en ai…! et autour de moi, pas des on dit.
Heureusement que nous sommes en France.

Dernière modification par Aigri (15/04/2024 19h37)


Donne un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s'enfuir.

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#4 15/04/2024 16h44

Membre (2020)
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Lors de mes recherches j’étais également tombée sur cette réponse du Ministère.

Aigri a écrit :

JeromeLMNP a écrit :

une partie du coût, évaluée à 10 % du montant total des frais de remise en état, ne donne pas lieu à indemnisation, en application de la jurisprudence judiciaire.

Publiée dans le JO Sénat du 09/09/2010 - page 2366

J’ai peut-être mal compris, mais on croit rêver !

Dans mon cas précis, ils ont aussi forcé le volet rouland au pied de biche alors qu’il suffisait de le soulever …

Bien sûr, 400€ de ma poche pour simple respect de la jurisprudence n’est pas envisageable. Ce sera au locataire ou à sa mère qui est la garante de payer, point barre.

Édit : complément de message au lieu de poster 2 messages à la suite.

Dernière modification par Lamazo (15/04/2024 16h50)


"… ce n'est pas l'intelligent qui est devant mais plutôt l'audacieux." Robert Kiyosaki

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