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#76 06/01/2023 00h00

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@regisz :
notez que si on veut que l’ail germe il faut mettre toutes les chances de son côté :
- ail bio. L’ail d’agriculture conventionnelle est traité pour ne pas germer.
- mettre de la terre au fond du trou creusé dans le bois, puis l’ail, puis de la terre à nouveau. Naturellement, l’ail ne pousse pas dans le bois dur, mais dans la terre !
- mettre l’ail pointe vers le haut.
- et enfin les trous doivent être très proches de l’extérieur de la souche. En effet, l’ail doit être proche du cambium pour empoisonner la sève. Le coeur de la souche est du bois déjà mort donc qui n’a plus besoin d’être tué et qui ne va pas non plus diffuser le poison vers la sève.

J’ai vu des videos sur youtube où le mec prend de l’ail dans le filet plastique (donc 99 % de chances que ce soit de l’ail traité) et le jette au fond du trou creusé au cœur de la souche, sans terre et tête en bas… Evidemment, l’ail a peu de chances de germer et même s’il germe, aucune chance d’empoisonner la sève. J’ai même vu ou lu un cas où le mec met du gros sel par dessus l’ail ! Evidemment le sel va tuer l’ail. Ail ou sel, il faut choisir ! Ces gens ne comprennent pas ce qu’ils font.

Dernière modification par Bernard2K (06/01/2023 00h07)


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[+1]    #77 06/01/2023 00h15

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J’ai déjà essayé la technique de l’ail, sans aucun résultat. Pas essayé le lait , mais il parait que cela fonctionne.

Par contre une technique qui fonctionne assez bien , c’est le bâchage avec du plastique noir. Une fois la souche coupée assez ras , il faut la bâcher. Prendre du gros plastique costaud (rayon bricolage , le genre de plastique que l’on utilise pour brasser du béton sans tacher le sol), recouvrir la souche et ses rejets (éventuellement double épaisseur, pour bien faire l’obscurité), bien caler avec des briques , c’est le mieux .

Bien sûr la souche va rejeter et la bâche va se soulever , il faudra alors découvrir , couper tous les rejets au sécateur (ou sécateur de force si ils sont gros), et rebâcher aussitôt; ceci 3 ou 4 fois.
Bois tendres, il faut compter 2 à 3 ans de ces manoeuvres pour une disparition totale . Bois durs, évidemment un peu plus longtemps. Une fois que des champignons apparaissent , c’est presque gagné.

Attention au brûlage des souches… si la souche est grosse et que cela ne fonctionne pas , la carbonisation superficielle rend le bois encore plus résistant aux attaques de l’humidité et des champignons et on a l"inverse de l’effet escompté…ainsi chez moi un cerisier a mis plus de 10 ans à disparaitre , non brûlé et bâché cela aura été nettement plus rapide.

Dernière modification par Victoire (06/01/2023 00h17)

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#78 06/01/2023 00h46

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INFP

Bonsoir.

En fait, déjà une (vraie) question: cet acacia est-il vraiment génant?
Je dis cela car il y avait un très gros acacia chez mes voisins, et des repousses qui se firent contre ma clôture, que j’ai contenu pendant plusieurs années en les coupant (mes voisins n’habitaient pas là et je me permettais de rentrer).
Le jour où ils ont coupé leur bel arbre, les drageons se sont fait plus dynamiques.
Cela dit, en fait ça ne m’a jamais vraiment gèné, comme sur la vidéo ci-dessus, je tirais les drageons et la racine vient toute seule.
Mais j’ai toujours eu le sentiment que lorsqu’un arbre pousse, il prend l’énergie des drageons, et si on le coupe, les drageons sont plus vivaces.

Mais je pense que si vous ne pouvez pas piocher les racines de l’arbre originel pour le déraciner complètement, il faut le recouvrir pour empècher la lumière et l’eau de le nourrir. Ca peut être long, mais ça me semble la solution la plus efficace à long terme.
En jardinage, il faut être juste patient. Comme en bourse, d’ailleurs.

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#79 06/01/2023 01h28

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Pour éviter de polluer le terrain, il y aurait la technique de mettre pendant un certain temps une grande bâche plaquée au sol avec du poids, suite a la coupe rase du terrain.

Cela fait pourrir de façon naturelle tout ce qui est sous elle, car les végétaux n’ont plus de lumière ni assez d’eau et d’air.
De plus c’est énormément moins fatigant que de devoir tout arracher !
Si des fois il y aurait quelques repousses affaiblies sous la bâche, elles seront plus faciles a enlever. Mais si on la laisse assez longtemps la végétation pourrie correctement.

Prendre une grande bâche costeau, épaisse et très opaque. Et pour l’ethétique de préférence de couleur verte, brune, ou a voir noire.

Il faut juste avoir du temps devant soi, cela tombe bien on est en pleine période hivernale.
Certains utilisent cette technique pour bien désherber et ensuite commencer directement un potager.

Edit : pendant que je rédigeais ce message d’autres membres ont eu le temps de discuter aussi de bâchage.

Dernière modification par Serrure (06/01/2023 01h44)

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#80 06/01/2023 07h39

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INTJ

J’ai quelques robiniers sur mon terrain mais ils ne posent pas de problèmes.
J’ai une dizaine de repousse dans la pelouse tous les ans, que j’arrache à la main très facilement avant de tondre.
les gros troncs plantés dans la haie me servent de piquet de temps en temps.

Le caractère envahissant chez vous viens peut-être du manque de concurrence ? Mes robiniers poussent au milieu d’une haie composée d’essences multiples et cela limite forcément le réseau racinaire et les repousses.

Bon sinon je vais dire un truc qui va faire bondir certains, mais je pense que ce genre de cas est typiquement celui où le glyphosate est adapté en curatif : poison violent pour l’arbre que vous aspergez, son impact sur le sol à long terme est nul. J’ai déjà utilisé ça pour une autre plante invasive en demandant gentiment à un voisin agriculteur avec les bonnes autorisations…

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#81 06/01/2023 07h53

Membre (2020)
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@Bernard2k dans mon cas, ail non traité, trous percés tous les 10 cm sur le haut de la souche, ail enterré sans faire attention au sens cependant. Sur 40 cypres, et vu le nombre.de.gousses le résultat aurait tout de même pu se constater. La solution qui elle a bien fonctionnée a ete l’usage d’acide sulfurique dans ces memes trous. son usage raisonné ne devrait pas.poser de probleme dans votre cas ni impacter votre sol (notez l’usage du conditionnel, comme tout produit chimique tout dépend.du dosage).

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#82 08/01/2023 23h20

Membre (2012)
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Les espèces végétales ont un but, surtout quand elles sont pionnières : modifier le terrain actuel; pour en faire un terrain plus propice à l’obtention du climax local. Ici la forêt.
Dit autrement, pourquoi vous avez des robiniers chez vous ? quelle indication cette plante donne-t-elle ?

Le meilleur, voire le seul moyen de se débarrasser de plantes pionnière envahissantes est de les aider à faire leur job ! Après, elles s’en vont.
Certaines plantes comme le chiendent résistent à plusieurs années sous une bâche ou sous 1m de paillage générant obscurité.
Le liseron est pas mal aussi. Vous pensez l’avoir éradiqué avec une bâche d’ensilage pdt 6 mois….bah il repart 2 fois plus fort. Certains tests effectués sur parcelle "sans rien faire" ont montré une diminution du liseron au bout de 3-4 ans de mémoire (source : vidéo d’un maraicher bio mais je ne trouve plus l’extrait exact…)

Je ne dis pas que cela fonctionne à tous les coups de laisser faire la nature et d’attendre que le job du robinier soit fini, vous n’avez certainement pas le temps pour cela. Mais ptet qu’un coup de main à sa "mission" sera utile. Autant, il existe des "forêts" de bambous, autant je n’ai jamais vu de grande étendues naturelle de robiniers de 50 ou 100 ans… ils doivent donc disparaitre pour laisser place a autre chose.
Encore une fois, je sais que cela ne résout pas votre problème à court terme mais cela peut changer la façon de le voir et donc de le traiter.


"We judge a book by its cover ; And read what we want ; Between selected lines"

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[+1]    #83 09/01/2023 00h57

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EDIT : j’avais fait une réponse très courte, et puis finalement je pense que la réponse longue peut intéresser les lecteurs. Ca va bien plus loin que les robiniers, mais c’est bien dans le thème du fil :

Lemouz, à mon avis, vous faites un contresens sur le "but" des espèces pionnières, en disant qu’elles ont pour but d’implanter d’autres espèces. Les espèces vivantes ont un seul "but" : se reproduire au maximum. Tout simplement parce que, dans l’histoire de l’évolution, les espèces qui n’avaient pas ce but ont été supplantées par des espèces qui avaient ce but. Donc, les organismes vivants ont pour principal but : se reproduire au maximum.
Donc, les robiniers eux aussi ont comme seul "but" de se reproduire au maximum. S’il n’y avait pas d’espèces secondaires (celles qui supplantent les espèces pionnières dans une succession écologique), ils proliféreraient. Imaginez une île où la seule espèce ligneuse serait le robinier, il y aurait une forêt de robiniers, tout le temps. C’est cela le "but" des robiniers.
Les espèces qui ont le but de supplanter les robiniers, ce sont les espèces d’implantation secondaire (chêne, sapins, etc). Mais les robiniers n’ont pas le "but" de se faire remplacer.
Accessoirement, "but", ça implique un dessein, un objectif conscient. Attention à l’anthropomorphisme ! J’ai écrit que les organisme vivant ont le "but" de se reproduire, mais il serait plus précis de dire que c’est une "caractéristique". Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’une amibe ou un arbre ait un "but" conscient. Si quelqu’un a le "but", l"objectif" que les espèces pionnières facilitent l’implantation des espèces secondaires, ça ne peut être qu’un architecte extérieur, genre le Créateur, ou Gaïa, qui voit l’ensemble et dit que c’est bien. Ce qui nous emmène un peu loin ! Je prefère considérer que cette succession résulte des caractéristiques des espèces : les espèces pionnières ont une forte capacité d’envahissement et arrivent à pousser dans l’herbe ; les espèces secondaires sont capables de supplanter le robinier (car elles montent plus haut et lui piquent la lumière), mais en revanche elles ne sont pas bien capables de s’implanter directement dans un sol herbeux. C’est cette différence dans les caractéristiques écologiques des espèces qui fait qu’il y a une succession herbe -> espèces pionnières -> espèces secondaires. Ca ne résulte pas d’un but ou d’un objectif de qui que ce soit (sauf à croire au Créateur ou à Gaïa).

Ca peut paraître un détail, mais je trouve que c’est important. Il y a 25 ans, j’ai joué un petit rôle (très modeste) dans l’élaboration d’une thèse de doctorat en biologie, qui parlait de compétition et de "succès reproducteur". Ca a fortement contribué à ma formation. Depuis que je sais que les espèces vivantes sont obnubilées par la reproduction, car c’est leur raison d’être, je comprends mieux le monde !

Second point : vous dites que savoir que ça tend vers la forêt peut m’aider à faire quelque chose, dans l’idée de "faire avec" plutôt que "faire contre". Je pense l’invers. Ca tend vers la forêt, or moi je tends vers un jardin, DONC je dois éradiquer les robiniers (et les ronces). La forêt et moi, nous avons des "buts" bien différents. Je dois faire "contre" car je ne veux pas de ronces et de robinier dans ce jardin, donc je dois les éradiquer.

Les agriculteurs passent leur temps à empêcher la forêt de reprendre dans leurs pâtures. Ils fauchent les refus, chaque année, pour empêcher les frênes et autres espèces pionnières de s’implanter. Quand un arbre réussit quand même à pousser, ils vont l’arracher. L’agriculteur et le jardinier sont engagés, depuis toujours, dans une longue lutte contre la forêt.
L’homme veut avoir dans son jardin des espèces d’agrément (jolies, ombre…) et/ou productives de nourriture. La tendance naturelle, elle, veut que le terrain soit envahi par les plantes les plus efficaces sur ce couple sol + climat.
Il suffit de visiter des jardins abandonnés pour voir à quelle vitesse les plantes sauvages reprennent le dessus sur les plantes cultivées. Celui qui veut manger des bonnes choses issues de son jardin doit donc lutter contre l’ensauvagement.

On peut certes travailler avec la nature :
- déjà, essayer de trouver des usages aux espèces spontanées. "Manger des mauvaises herbes", pour caricaturer.
- ensuite, implanter de préférence les espèces végétales qui "réussissent bien" sur ce couple sol + climat. On peut essayer de le déterminer par la théorie (observer le sol, observer la flore en place, en déduire queles espèces de jardin y réussiraient bien). Ce qui nécessite de bonnes connaissances naturalistes/écologie/jardinage. Mais il y a une façon encore plus simple : demander à ses voisins jardiniers : "dites, qu’est-ce qui réussit bien par ici ?". Les espèces qui réussissent bien vont avoir besoin de très peu de soin. A l’inverse, plus une espèce est implantée dans une situation éloignée de son optimum écologique, plus il va falloir la soutenir à bouts de bras (désherber, arroser, apporter de l’engrais, etc). Le voisin va vous prévenir sur ces espèces, en vous disant des trucs du type "tel arbre, il faut traiter, et même comme ça, les fruits sont moches. Les carottes, pas moyen, elles sont courtes et elles fourchent". Etc. Vous saurez donc quelles espèces il faut éviter, sauf à passer beaucoup de temps et d’énergie à modifier le terrain pour cette espèce (par exemple, si, sur un carré de terre, on vire les cailloux et qu’on apporte du sable, on devrait finir par réussir à faire de belles carottes).
- ensuite, on peut trouver des bienfaits dans les associations de plantes, ou même dans une association de tel élevage + telles plantes. On peut aussi chercher à s’inspirer d’une lisière forestière, en associant les différentes strates (herbes, arbustes, arbres), tout en choisissant des plantes comestibles : au ras du sol, des plantes comestibles (mais pérennes) ; au niveau arbustes, groseilliers et cassisiers, par exemple. Et au niveau arbres, des fruitiers. C’est le principe du "jardin forestier" (ou forest garden en VO). Je me suis formé à la permaculture en général, et au jardin forestier en particulier, il y a 25 ans environ. Il y a de bonnes idées, mais il y aussi une bonne part d’angélisme, de vision "bisounours" ("les plantes s’entraident", etc). Les permaculturistes passent leurs temps à essayer d’implanter des systèmes qui sont censés être pérennes, "s’inspirer de la forêt", et donc qui sont censés fonctionner "tous seuls", où il est censé y avoir "synergies", etc… puis, ils passent beaucoup d’effort à entretenir ces systèmes ! De temps en temps, je vois un reportage sur les permaculturistes qui expliquent à quel point leurs techniques de no-dig, de mulching, d’associations de plantes etc. permettent que ça pousse "tout seul". Ils oublient juste de dire que leur centre de démonstration, qu’on nous montre en exemple dans ce reportage, bénéficie de la main d’oeuvre gratuite d’une dizaine de stagiaires (et parfois même ce sont les stagiaires qui paient pour travailler). S’il fallait payer au SMIC tous les gens qui travaillent dans le centre, il ne serait pas rentable à cause du coût du travail ; preuve qu’il y a besoin de beaucoup de travail dans un jardin en permaculture aussi. Car, même avec les meilleures idées permaculturistes, si on veut avoir dans son jardin autre chose que la forêt qui pousserait là spontanément, si on veut autre chose que du chêne, du hêtre et du sapin, et bien il faut lutter contre la forêt. Il faut, comme tous les jardiniers, favoriser les plantes que l’on veut, et défavoriser les plantes que l’on ne veut pas.

Donc, au total : je vais virer ces robiniers, car je sais que je veux un jardin et pas une forêt.

Dernière modification par Bernard2K (09/01/2023 17h31)


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#84 21/08/2023 13h29

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A propos des robiniers (appelés couramment acacias) : ce ne sont vraiment pas des arbres ordinaires. Déjà, le bois est TRES dur. La tronçonneuse et la perceuse vont 2 à 3 fois moins vite que dans un feuillu "normal". Et il faut aiguiser souvent la chaîne de l’une et la mèche de l’autre ; je crois que ça vient du fait que ce bois est riche en cristaux de silice.
Ensuite, il y a un réseau de racines qui donne l’impression que l’on se bat contre un ennemi invisible. Ca ressemble aux champignons, dont on peut prélever la partie aérienne sans menacer l’individu, car l’individu est un très grand mycélium dans le sol. Avec le robinier aussi, on a un réseau de racines dont les tiges aériennes ne sont qu’une émanation. Il est assez probable qu’un grand nombre de ce qu’on perçoit visuellement comme étant des arbres distincts soit en fait un seul et même individu, qui s’est étendu par drageonnage. On peut donc, par exemple, avoir détruit une racine ponctuellement, mais avoir des rejets 10 ou 20 centimètres plus loin. Avec ce réseau racinaire, la destruction d’une tige ou d’une racine, ponctuellement, ne menace pas du tout la capacité de la racine restante à drageonner.
La résistance de cette espèce force le respect. A comparer, les ronces sont gentillettes.
Au final, j’ai bon espoir de finir par y arriver, mais cela prend bien plus de temps et d’effort que je n’espérais.

En tout cas, je confirme aussi ce que je disais dans mes messages précédents : c’est la très vieille histoire du défrichement pour l’agriculture et le jardinage. La nature veut installer une forêt, moi je veux installer un jardin. Le but n’est pas de s’opposer à la nature, mais de l’infléchir. Il s’agit d’implanter un autre type de forêt, tendance "jardin forestier" avec des arbres fruitiers type cerisier prunier pommier, en-dessous des arbustes fruitiers type cassis groseilles framboises, et encore en-dessous des zones potagères/décoratives/herbacées suivant les endroits, parce que cette forêt-là est plus nutritive et plaisante que la la forêt spontanée à cet endroit (robinier + ronces). Pour arriver à cela, je n’ai pas le choix, il faut commencer par enlever le robinier et les ronces…

Sinon, à propos du produit interdit dont je parlais précédemment (dont les éditions Terre vivante, promotrices de l’agriculture biologique, recommandaient l’usage car il a l’avantage d’être anodin pour l’environnement, puisqu’après son action initiale, il se décompose en sel de cuisine) : il se trouve qu’on peut le synthétiser assez facilement à partir du même sel de cuisine. Evidemment, je ne ferai jamais cela, vu que c’est une substance interdite et dangereuse. Et je décommande strictement de le faire car c’est vraiment dangereux (c’est un produit explosif d’une part et d’autre part toxique pour les humains et les animaux aussi, tant que ça n’est pas décomposé à nouveau en sel de cuisine). Je signale l’existence de ce mode de fabrication par pure curiosité scientifique, car cela illustre un principe : L’énergie électrique apportée au sel de cuisine est transformée en énergie chimique, sous forme d’un produit oxydant mais instable ; quand ensuite ce produit libère en retour cette énergie chimique en oxydant ce qu’il l’entoure, il redevient le produit stable à partir duquel il a été fabriqué.

Dernière modification par Bernard2K (21/08/2023 17h42)


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[+1]    #85 28/08/2023 10h27

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Bonjour cher Bernard2K !
J’apprécie toujours autant vos réponses détaillées et marquées du sceau de l’expérience.
Nous nous rejoignons en fait plus qu’il ne semble de prime abord. Mon message sur le "but" des espèces est évidement anthropomorphique mais cela permet de facilement comprendre l’essentiel. Je concède que le terme de "caractéristique" est bien meilleur.

Le sens de mon message est celui-ci : se battre contre la Nature est peine perdue car on s’épuise, on se décourage et on ne gagne pas. En revanche, comprendre le pourquoi une espèce prolifère permet de s’adapter et d’utiliser la force de la Nature pour l’orienter, travailler avec, de l’infléchir comme vous dites.
De trouver des plantes ayant les mêmes caractéristiques que celles qui vous embêtent (plus prosaïquement : des plantes adaptées à votre sol actuel) mais qui auront du feuillage si votre but est d’avoir de l’ombre, auront des baies si votre but est d’attirer les oiseaux, ou des fruits si vous avez faim.

Pour imager cela, au lieu de faire de la boxe avec la Nature, faisons du judo (utilisation de la puissance adverse), voire encore mieux même si idéaliste de la danse.

Pour finir, je plussoie sans réserve votre commentaire sur les jardins nourriciers 100% autonomes mais subventionnés à coup de cagnottes Tepee ou de stagiaires gratuits. Le mouvement perpétuel n’existe pas en physique, je ne vois pas pourquoi ce serait le cas en potagisme.
La seule façon de ne rien faire en terme d’effort serait que NOUS nous adaptions à l’évolution de l’environnement. Mais on a arreté il y a quelques millions d’années il me semble.


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[+1]    #86 28/08/2023 13h24

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On peut s’inspirer de la nature mais il faut garder à l’esprit qu’un jardin a, par essence, une surface limitée. Sur une surface plus grande, le robinier essence de lumière fini "étouffé" par des essences d’ombre plus longévives. En attendant, il peut fournir des piquets, des fleurs pour les abeilles puis un bois d’œuvre de qualité.Souvent les gens assimilent environnement durable et environnement immuable mais ce n’est pas le cas ( sauf peut être, en théorie, au stade climacique et encore…)
Courage Bernard 2 K ! vous allez y arriver mais il faut faire preuve d’abnégation.

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#87 17/04/2024 21h51

Membre (2018)
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Bonsoir,

Je relance ce sujet car nous avons un potager depuis quelques années mais sommes mauvais élèves.

La parcelle n’est pas grande environ 6 m2. J’ai retourné la terre et je l’ai mélangée avec du compost.

Objectif : planter des nouveaux fruits et légumes. Nous vivons en Loire-Atlantique pour info et nous avons la contrainte de ne pas être présents chez nous en août. Quoi planter en terre après les Saints de glaces pour pouvoir en profiter d’ici début août ? Quoi planter à notre retour début septembre ?

Vous achetez vos plants et/ou graines sur le marché ? Dans un magasin agricole ?

Merci de vos retours.

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#88 17/04/2024 22h29

Membre (2021)
Réputation :   43  

INTJ

Bonsoir

Sur 6m2, je conseille 2 ou 3espèces maximum, au début sur mon petit potager de "balcon" je me suis un peu emballé (en fait j’étais au RDC d’un immeuble, et j’avais accès à de la pelouse, mais je devais avoir une dizaine de m2 comme vous)

Mais forcément, j’ai loupé la moitié des cultures et mangé 2 carottes et une tomate pour les autres…

A vue de pif le plus gratifiant pour une petite surface serait 2 ou 3 pieds de courgettes, 3 ou 4 pieds de tomates cerises, bien plus robuste qu’un pied de tomate classique et que vous pouvez laisser buissonner comme il en a envie, et un peu de radis.

Les radis donneront vite et vous pourrez les manger en entrée au bout d’un mois et demie ou deux mois, les courgettes peuvent mettre du temps à démarrer mais tant que vous serez là elles produiront, les tomates cerises peuvent produire jusqu’en octobre.

Avec un climat océanique les pluies d’été peuvent aider les plantes à passer la saison fatidique sans problème, et si elles passent elles redonneront des fruits dès que l’eau sera abondante

Pour les graines ne vous prenez pas la tête, le supermarché ou la jardinerie du coin feront le job. Si vous optez pour mes conseils, choisissez plutôt des plants de courgette que de les planter, vous gagnerez de précieuses semaines, idem pour les tomates.

Je ne suis pas mon propre conseil mais je plante des dizaines de pieds pour garder les 24 plus solides… ne vous embêtez pas avec ça, vous avez tout le temps d’optimiser vos méthodes de travail (le potager "de balcon" donc je vous parle était celui que je faisait en 2009…)

La rhubarbe est une piste aussi… elle va produire pendant des années sans trop d’effort.

dernier conseil : ne lésinez pas sur l’apport de matière organique, si vous pouvez récupérer quelques brouettes de déchets végétaux ou de fumier ça fera beaucoup de bien

Dernière modification par Sisyphe01 (17/04/2024 22h36)

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#89 17/04/2024 22h56

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Un conseil pour gagner en surface: ne comptez pas en 2 dimensions mais en 3 avec de la hauteur!
6m2 peuvent tout à fait donner >15m3. Pour cela, vous pouvez installer un treillage. Et à partir de là, vous pouvez faire pleins d’associations avec des plants grimpantes et des plants qui se touchent:
- petits pois ou haricots/courges ou patates douces

Vous pouvez aussi créer de la surface cultivable supplémentaire: faire pousser des plants en lasagnes dans des pots => ça marche très bien!
Mini culture en lasagnes - YouTube


L'investissement, c'est ce que l'on fait de son temps et de son énergie

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#90 18/04/2024 13h07

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Une vidéo assez sympa sur les bacs permacoles qui permettent de cultiver en hauteur. La vidéo sur YouTube est viSl4Gv9mqU (je ne mets pas le lien car le site refuse mon message car pas assez long). Je suis entrain d’en fabriquer un sur ce principe. Très facile à faire si vous êtes un peu bricoleur.

Dernière modification par lachignolecorse (18/04/2024 13h08)


Faire et laisser dire

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#91 19/04/2024 10h30

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Merci pour tous vos retours très instructifs.

Je complète mon premier message car j’ai repéré d’autres espaces pour planter et j’ai retrouvé des graines chez moi : laitue, céléri, aneth, thym, basilic, radis.

Je vous liste ci-dessous mes différents espaces disponibles :
1/ Planche de moins de 6 m2 en pleine terre fraîchement retournée et brassée au compost = exposition SO
2/ Planche de moins 2 m2 = exposition E avec soleil jusqu’à 12h
3/ Cabanon extérieur avec 2 tôles en polycarbonate qui chauffent bien la pièce (effet de serre un peu).

Pour rappel, je vis dans une zone océanique au nord-ouest de la France. J’ai une contrainte pour le mois d’août car je ne serai pas chez moi et personne ne pourra passer.

J’aimerai planter différentes choses : radis, salade, tomate, fraise… mais je ne sais pas comment répartir les espèces selon mes zones d’exposition. Je peux planter dans des gros pots que j’ai et les mettre dans le cabanon extérieur. Je peux acheter des graines mais aussi des plants comme je pars de 0.

Que pouvez-vous me conseiller ?

Merci d’avance.

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#92 19/04/2024 15h35

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INTJ

Je suis un jardinier du dimanche mais je veux bien aider.
Je garderai les 2 m2 pour radis et salade et les 6m2 pour tomate et fraisiers. Tomate et fraisier ont besoin de soleil pour murir.
Pour faire ses propre semis, il faut être équipé pour pouvoir les réaliser à l’abri et commencer plus tôt. Vous pouvez essayer d’utiliser votre cabanon comme d’une serre et lancer des semi en godet de salade et d’aneth, de basilic pour le replanter plus tard. Le thym est une vivace autant acheter un plan mais pourquoi pas essayer. Attention si vos graines "retrouvées" datent elles ne sont peut être plus bonnes.
Je ne parle pas des radis que vous pouvez semer dès à présent directement en terre, ils commencerons a donner sous 3 semaines, 1 mois. C’est facile, suffit de les éclaircir, mais le gout n’est pas sensiblement différent de ceux du commerce mais au moins, on sait ce que l’on mange. Ni des salades que vous pouvez aussi semer direct en terre mais à confirmer car je n’en fais pas.
Pour les tomates achetez des plants, les mettre en terre mi mai, les choisir précoce si vous voulez en avoir en juillet mais ce sera juste (il faut surtout des plants adaptés à votre région). Effectivement comme cela a été dit sauf grosse canicule ils pourraient survivre un mois sans arrosage mais vous pouvez aussi prévoir un programmateur goutte à goutte car la Bretagne a déjà aussi connu la sécheresse.
Achetez des plants de fraisier et planter les, ils ne donneront pas grand chose cette année, si vous ne prévoyez pas d’arrosage en aout mieux vaut attendre et les planter à l’automne, ils donneront l’an prochain et pendant quelques années ensuite avant de se fatiguer.

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