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Favoris 1   [+2]    #1 06/02/2024 14h56

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Le burn out est un mal des temps modernes, contre lequel personne n’est prémuni : il prend différents cheminements, et au delà de la cassure pour celui qui le vit, c’est ensuite un chemin de croix pour rebondir adroitement, d’autant que son indemnisation est un chemin compliqué à obtenir.

A ce jour, le burn out n’est pas inscrit au tableau des maladies professionnelles : de fait, même si pour vous, les causes de ce dernier vous semblent découler uniquement de la sphère professionnelle, vous ne serez pas indemnisé directement en ATMP par la sécurité sociale, mais en maladie classique, avec les carences et taux d’indemnisation plus faibles qui en découlent.

En théorie, il reste possible après le rejet de la demande initiale que la CPAM revoit sa position. Dans les faits, j’ai pourtant l’impression que c’est plutôt très compliqué à faire valoir en ATMP.

On voit régulièrement des saisines CPH au motif de l’obligation de sécurité qui incombe à l’employeur (obligation en terme de résultat et non de moyens) avec des fortunes diverses à l’issue…

De nombreux IH sur leur file ont évoqué être passés à un moment de leur carrière par cette maladie : je propose donc de recenser ici les bonnes pratiques, tant pour prévenir que guérir, que comme défendre au mieux ses droits sociaux sur cet item qui peut tous nous concerner un jour.

Mots-clés : accident du travail, burn-out, indemnisation, maladie pro

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#2 06/02/2024 15h49

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Le coté compliqué c’est qu’en effet les causes du burn out peuvent être professionnelles ou personnelles… Dans quelle mesure tel ou tel facture a participé à ce burn out ? Impossible à dire !

Sujet complexe à trancher du coup…


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[+1]    #3 06/02/2024 16h34

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Mon expérience perso:

30 ans de carrière donc 18 dans la même boîte, faute à mes conditions de travail (horaires instables et disponibilités permanentes h24), j’étais sans même m’en rendre compte en dépression depuis des années, j’étais dans une bulle où mon quotidien se limitait à des heures de trajet, de travail, et celle à mon domicile pour le côté placements, cela occupais en moyenne 80 à 100 heures de mon temps.

Après être rincé par un surcroît de travail lié au covid j’ai été victime, avec plusieurs collègues d’un déclassement professionnel et cela a été la goutte d’eau de trop, je n’arrivais plus à enregistrer les nouvelles procédures, à réfléchir et peu de temps après le grand plongeon….

Après 6 mois d’arrêt, pour éviter tout licenciement j’ai choisi de reprendre mon travail, mon employeur étant favorable à ma reprise sans prendre en compte l’avis négatif de la médecine du travail.

Je pense que ce qui m’a fait tenir le coup est d’avoir ma famille, enfant, compagne a mes côtés, et d’avoir un objectif financier afin de pouvoir espérer prendre une retraite anticipée au plus vite, j’avoue que chaque jour je me demande combien temps je tiendrais à ce rythme.

Dernière modification par Neo1408 (06/02/2024 17h30)

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#4 06/02/2024 22h17

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Serenitis a écrit :

Le burn out est un mal des temps modernes

Pourquoi des temps modernes? Aujourd’hui elle est identifiée mais le surmenage n’a-t-il pas toujours existé?

Une de mes collaboratrices est aujourd’hui en plein doute et remet en question son choix de carrière et bien plus encore, nous fleuretons avec le burn out.
Aujourd’hui elle m’affirme qu’il n’y a aucun rapport avec l’entreprise quand d’autres personnes remettront en cause l’organisation de l’entreprise, leur manager…

En revanche je vous rejoins sur le fait que personne n’est à l’abris et que tout le monde peut être touché et que tan que l’on ne l’a pas vécu difficile d’apporter un jugement.

Maintenant faire porter la responsabilité d’un burn out à son employeur…. sujet complexe.


"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste l'opportunité dans chaque difficulté". Churchill

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#5 06/02/2024 22h43

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Ma propre expérience dans ce domaine est la suivante même si je précise que, si j’ai eu des périodes de mal être au travail, cela n’a jamais pour autant été diagnostiqué comme un burn out, peut être tout simplement car je l’ai gardé pour moi, mais cela s’en approche :

Le burn out survient petit à petit à mon avis lors d’une accumulation inconsciente ou consciemment niée de ce que j’appelle les "trop(s)" :

trop de travail, trop de déplacements, trop de chef irrespectueux, trop d’injustice dans un service, trop de dysfonctionnements informatiques ou dans les processus en place, trop d’incohérence entre ses aspirations profondes et la réalité quotidienne au travail voire dans la vie personnelle, trop de complexité inutile, trop de décisions inefficaces ou d’indécision de la part des chefs, trop de délais courts, trop de "je suis jamais au bon endroit au bon moment dans ma carrière" etc…

donc quand on se laisse trop faire dans un cadre dysfonctionnant, quand on baisse les bras face à l’adversité du quotidien, alors c’est le trop qui finit par vous emporter et cela casse. A force de tirer sur l’élastique du désalignement entre la réalité et ce qui nous fait du bien au travail. Il faut donc autant que possible être vigilant pour identifier et surveiller les "trop(s)" et se fixer des limites et oser agir. Se surveiller soi même, ainsi que les gens autour de soi dans le service/la division car c’est souvent un indice de ce qui nous guette à court terme : quand plusieurs directeurs de la même division sont déjà partis en burn out cela veut dire qu’on est déjà en quelques sortes sur la liste…analyser et conclure s’impose.

Je ne suis pas une serpillère. Ce n’est pas toujours facile (contraintes financières, amour propre par rapport à une carrière idéalisée dans une certaine entreprise, dans une certaine tour à tel endroit, image de stabilité qu’on veut renvoyer à ses proches, la voiture de fonction, …) mais il faut alors trouver des moyens de se protéger en dedans de l’organisation (se faire comprendre, trouver des appuis, …) ou alors tout simplement en allant ailleurs quand il n’y a plus de solution en dedans.

Se surveiller et réagir quand trop c’est trop, sinon on se crame (burn) parce que finalement on ne se respecte plus et que les autres finissent par le prendre comme un acquis.

Dernière modification par skywalker31 (06/02/2024 22h46)


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#6 07/02/2024 06h16

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Bonjour à tous,

Je partage mon expérience récente (2023) ou j’ai vécu mon premier burn-out de toute ma carrière professionnelle.
Je l’ai subit par un surplus de pression professionnelle, un abandon de ma hierarchie malgré mes cris d’alerte et un enchainement d’évènements négatifs privés.

Tout d’abord, cette maladie est insidieuse car elle arrive sournoisement sans crier gare et on s’en rend compte souvent trop tard.

Pour illustrer mon expérience, j’ai eu un sentiment de contrôle et de force jusqu’à l’éclatement de cette bulle illusoire en plein visage (le classique: ca n’arrive qu’aux autres, je suis plus fort …).

Dur retour à la réalité avec une démarche négative (en plus de la honte) qui s’amplifie d’une manière extrêmement rapide.
Nuit agitée avec insomnie de 01h00 à 05h00 du matin, comportement irrationnel, irritablité, émotion exacerbée, manifestation physique (tension) et cauchemar  … un enfer psychique et physique.

A ce stade, c’est compliqué de sortir " la tête de l’eau" car on n’est plus à l’écoute, plus lucide avec la fatigue et le stress accumulée.

Ce qui m’a sauvé:
Les vacances de Noël … Je précise pas les vacances en famille et le stress associé.
Au début de mes vacances, je me suis retrouvé en pleurs sur la plage en pleine nuit (4h00) dans ma ville natale.

J’ai eu la chance de faire un voyage dans un pays d’Amérique du sud en me coupant de mon téléphone professionnel, des contraintes quotidiennes et d’une organisation. un laché prise total.
Cette bulle d’air dans un pays avec des ondes très positives, m’a permis de me reposer et de relativiser. Ca m’a réellement sauvé de cet état.

En 2024, je fais extrêmement attention à ne pas me retrouver dans cette situation de stress (insidieux) et essaye de protèger ma santé mentale.

J’espère que ca aidera et je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui vivent cette situation car c’est très complexe.


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#7 19/02/2024 11h40

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Je reviens sur la thématique de l’indemnisation en ATMP souvent compliquée à obtenir du burn out :

Après rejet de la CPAM et de la commission de recours amiable, vous avez 2 mois pour contester devant le TASS.

J’ai eu un échange sur ce thème avec un avocat spécialiste dans le droit de la sécurité sociale pour un cas que je suis de près et il en ressort qu’au stade du TASS, les chances d’obtenir gain de cause sont raisonnables si le lien entre la pathologie et le travail sont suffisamment caractérisés.

Je comprends donc que c’est un peu la double peine entre une souffrance réelle et un combat à mener pour se faire indemniser en conséquence.

Je pense donc indispensable d’alerter des les premiers symptômes le médecin de travail (une autre épreuve la encore vu leur inexistence globale depuis la dernière réforme déléguant une bonne partie de leurs contacts aux infirmiers du travail…). Même si vous avez un sentiment d’inutilité de la chose, vous aurez ainsi établi une traçabilité en terme de dates de cette souffrance, et même si on ne peut se faire de preuve à soi même, cela me semble un point de recommandation important à émettre.

Je garde le souvenir de la vague de suicides chez France Telecom bien qu’ancienne, et me dit que si cette forme extrême a ému l’opinion en son temps, pour autant pas grand chose n’a changé dans les faits dans le traitement administratif de la détresse.

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#8 19/02/2024 21h20

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Cela dépend énormément d’où vous êtes. Moi, je me bats à l’inverse contre des reconnaissances de burn-out abusives : burn-out en… 6 jours de travail… validé par la CPAM, revalidé par la CRA, pourtant avec certificat médical illégal (attaque au conseil de l’ordre des médecins)… donc ça dépend des lieux.


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#9 20/02/2024 09h23

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Vous pouvez nous en dire plus ?
Pourquoi le certificat est-il illégal d’après vous ?
Pourquoi le salarié se sent-il en burn-out au bout de 6 jours de travail ?

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[+1]    #10 20/02/2024 09h49

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Parce que, déontologiquement, un médecin traitant n’a pas le droit de faire un lien entre des conditions de travail et l’état de santé du salarié. Il ne fait que recevoir le salarié (son patient, donc) en rendez-vous, et n’a que sa version des faits ; il peut éventuellement mentionner « le patient m’a dit que … », mais ne peut être plus affirmatif.

Seul le médecin du travail a la possibilité de faire un lien entre des conditions de travail et l’état de santé du salarié, parce que cela rentre dans ses attributions, et qu’il côtoie les deux parties.

En pratique, lorsqu’un médecin traitant établi un certificat médical qui fait un tel lien, nous saisissons l’Ordre des médecins pour en obtenir la modification. Il y a une première phase amiable, qui, très régulièrement, abouti à une modification par le médecin de son certificat. A défaut, le dossier est renvoyé devant la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins.


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#11 20/02/2024 11h35

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Je défend régulièrement des médecins mis en cause sur des certificats wink  en effet le certificat doit se limiter au constat de l’état de santé, sans se prononcer sur l’origine professionnelle des troubles.

Après s’il rapporte au conditionnel les dires du patient cela peut passer mais n’est d’aucune utilité probatoire puisque cela constitue une preuve à soi même.

Il n’en demeure pas moins que même limité au constat de l’état de santé, le certificat médical reste une pièce maitresse voire incontournable pour le salarié.

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#12 20/02/2024 11h49

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Je lis sur l’internet :

Le burnout, ou syndrome d’épuisement professionnel, correspond, selon le site de la Haute Autorité de Santé (HAS), à un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel »

Tout savoir sur le burn-out, le syndrome d’épuisement professionnel

On voit que la définition même du syndrome est intimement liée au travail.

Comment un médecin peut-il certifier que le patient présente un "syndrome d’épuisement professionnel" sans dire, dans le titre même du syndrome, que c’est lié à son travail ?

Faut-il que le médecin se contente de lister les symptômes, sans écrire les mots "burnout" ni "syndrome d’épuisement professionnel" ?


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[+1]    #13 20/02/2024 12h08

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eh oui précisément le mot "burn out" fait l’objet de grand débats médico-légaux lors de ces fameuses phases amiables devant le conseil de l’ordre, je dirais qu’il vaut mieux éviter l’emploi de cette expression (edit: à tout le moins dans un certificat médical). Ce qui n’empêche pas de constater un état de fatigue ou des troubles psychiques.

edit: selon la jurisprudence de la Chambre disciplinaire nationale, la simple mention "burnout" sur un arrêt de travail peut constituer un manquement déontologique, en tout cas si c’est basé sur les seules dires du patient, mais il y a une ouverture si le médecin a pris l’attache du médecin du travail …

https://www.doctrine.fr/d/CNOM/2022/CNO … 854133C1C8

Dernière modification par durand18 (20/02/2024 12h31)

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[+1]    #14 20/02/2024 12h42

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Je rejoins durand18, puisque j’initie de plus en plus de plaintes déontologiques (notamment sur le fondement de la décision de la chambre disciplinaire ci-avant évoquée) dès lors que le médecin traitant parle de « burn-out » dans son certificat médical ; je précise que l’objectif poursuivi est la modification par le médecin de son certificat, et non pas une sanction disciplinaire à son encontre. 

Les médecins traitant parlent bien plus souvent de « syndrome anxio-dépressif » que de « burn-out ».


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[+2]    #15 20/02/2024 14h48

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sven337 a écrit :

Vous pouvez nous en dire plus ?  pourquoi le certificat est-il illégal d’après vous ?
Pourquoi le salarié se sent-il en burn-out au bout de 6 jours de travail ?

Parce que le médecin avait écrit quelque chose du genre : "syndrome anxio-dépressif (nb:ou un truc du genre) et fatigue dûes à ses  conditions de travail, licenciement pour inaptitude à venir". Et cela dès son premier arrêt.

Le salarié ne voulait plus travailler et voulait de l’argent pour partir (clairement exprimé), ce qui lui avait été refusé (aka démission au besoin). La sécurité sociale, dans une longue enquête (des heures d’auditions !) avait conclu à l’absence de lien entre les dires du salarié et la réalité, allant même jusqu’à mettre en exergue les contradictions dans les déclarations du salarié. Sauf que la commission CPAM n’a pas tenu compte des résultats de l’enquête au vu du certificat médical. Ce cas, fort rare heureusement, m’a prouvé à quel point parfois l’employeur n’a pas possibilité de s’en sortir…


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[+2]    #16 21/02/2024 23h37

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INTJ

Pour avoir déjà fait 2 burn out je peux partager un peu d’expérience.

Tout d’abord un élément de lecture que j’ai trouvé intéressant, le burn out serait la maladie de ceux qui en font trop, à l’opposé de la dépression qui correspondrait à ceux qui n’en font pas assez.

Mon premier était purement professionnel, trajets trop long (minimum 2h30 / jour), management peu humain, beaucoup de stress pour avancer des sujets complexes en étant dérangé toutes les 5 minutes. Il a duré quelques mois et j’en garde des séquelles physiques plus de 10 ans après (vertiges)

Mon second était un mélange de forte implication professionnelle, mais aussi dans d’autres domaines (copropriété, associations, …), anxiété du covid, vie de couple fatigante, énorme volatilité dans mon patrimoine, choc lié à un accident dans mon entourage. Ce cumul a fini par éclater quand un voisin s’est énervé sur le syndic pendant une réunion de copropriété… je suis allé me coucher immédiatement et j’ai mis 2 ans à m’en remettre ! 2 ans de fatigue intense et permanente où j’étais complètement essoufflé juste en montant quelques marches d’escaliers, 2 ans où j’ai quand même continué de travailler en me demandant chaque heure si j’allais tenir jusqu’au soir. Et pourtant d’un point de vue médical pur tout était bon… juste plus aucune énergie et impossible de me recharger.

J’ai appris beaucoup de choses au passage. Avec du recul, même si je peux blâmer mon école de m’avoir martelé de tout donner pour mon travail ou mes employeurs de ne pas avoir su me ralentir, je reste le principal responsable de cette situation.

En préventif :
- Apprendre à écouter son corps. Il faut savoir bien différentier la fatigue physique, la fatigue mentale et l’épuisement, qui sont 3 fatigues bien différentes. La dernière étant à ne jamais négliger !
- Apprendre à récupérer correctement. Alimentation, sommeil, méditation, pauses en tout genre. Bien identifier les cycles de dépense et de récupération comme un sportif. Les bonnes habitudes sont beaucoup plus facile à mettre en place quand tout va bien que quand on est au fond du trou, en particulier l’apprentissage de la méditation.
- Identifier les activités et loisirs qui nous redonnent de l’énergie, et ne jamais les laisser tomber trop longtemps.
- Limiter le perfectionnisme, lâcher prise, mieux dépenser son énergie.
- Apprendre à donner un effort juste (impliqué mais pas nocif) vis à vis de l’employeur, ce qui n’est malheureusement pas enseigné à l’école.
- Comprendre que la santé est vitale et que c’est la priorité numéro 1. Sans la santé nous ne pouvons plus aider nos proches et notre travail n’a plus aucune importance. Et potentiellement toute notre vie peut dégringoler (travail, conjoint, …).
- Comprendre que le burn out se forme discrètement pendant des mois ou des années où l’on en fait trop, mais qu’il se déclenche d’un seul coup et qu’une fois là il est extrêmement impactant et long à guérir.

En curatif :
- Beaucoup de patience et de modestie.
- Accepter de devoir rester de longues heures assis à ne rien faire pour laisser le corps guérir.
- Prendre le temps de réapprendre à vivre normalement. Oser faire un tout petit peu plus à chaque nouvelle étape.
- Reprendre en douceur des activités qui aident à retrouver son énergie.
- Accepter d’être temporairement incapable de tout mais persévérer dans la volonté de s’en sortir.

Aujourd’hui malgré ces expériences j’ai toujours tendance à en faire trop. La tête oublie vite et se sent de nouveau invincible. Dès que l’épuisement fait face je n’hésite pas à tout stopper, il vaut mieux rater quelques activités que plusieurs années de sa vie ! Et je dois encore théoriquement travailler 30 ans…

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