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[+7]    #1 26/12/2023 14h56

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ISTJ

Bonjour à tous,

C’est la période des boules de cristal avec toutes les prévisions des grands financiers. Je vous propose de regrouper ici leurs visions.

Je commence avec celui de celui de Citi que j’ai trouvé plutôt étayé et cohérent. Vous le trouverez ici :
Wealth Outlook 2024

Il fait 100 pages (+50 pages de glossaire). Pour les fainéants (comme moi), mon résumé de leurs 10 convictions pour 2024 :

Equipementiers pour les semiconducteurs : Conviction basée sur la montée en puissance de l’AI et des investissements considérables en cours (avec de nombreuses subventions étatiques). Ils pensent que les concepteurs purs (Nvidia, AMD par exemple) sont chers. D’après leur écrits, il pensent à des entreprises type ASML (non cité clairement).
Mon avis : Ce n’est pas un secteur où je suis à l’aise donc je vous laisse voir par vous-même. Je trouve cependant les valorisations élevées (particulièrement aux US). Je m’intéresserai plus à des industriels cotés à Singapour qui sont des fournisseurs de services/technologies pour ces grandes boites voire des producteurs. En plus, elles ont souvent un rendement souvent correct (4% facile) dans une devise fiable : Micro Mechanics, UMS Holding, etc.

Entreprise de cybersécurité : La rivalité actuelle des 2 grands blocs et les guerres locales font considérablement monter le risque cyber et les entreprises seront contraintes d’investir. Ils présentent les valorisations du Nasdaq Cyber avec un PE de 22 contre un excès de 42 en 2022 et de conclure qu’elles ne sont pas chères !
Mon avis : Difficile de leur donner tort sur le fond. Je continue à trouver les valorisations US (trop) élevées. Sans doute des opportunités à trouver sur d’autres marchés. Ce n’est pas mon univers d’investissement mais si je devais trouver des valeurs, j’irai sur le marché polonais (s’il y en a).

Producteurs, équipements et distributeurs de pétrole/gaz US+UE : La transition énergétique nécessite de continuer à avoir recours à de l’énergie fiable, maitrisée et constante. La mode du repli sur soi nécessite de bénéficier d’une production locale ou à minima « entre ami ». De plus, ils soulignent que les valorisations de ces entreprises sont faibles.
Mon avis : Complètement en phase sur ce thème qui est un axe principal de ma stratégie. Il y a plein de producteurs de pétrole/gaz en Europe à prix cassé. Pour sortir des traditionnels majors type TOTAL, vous en avez plein en Norvège (OKEA, Var Energi, Aker BP) ou au UK ou les valorisations sont encore plus basses (Harbour, Ithaca, etc.). Vous allez me dire que la taxe mise en place est un vrai boulet mais les valorisations en tiennent compte. Après, il y a toujours les producteurs US, canadiens ou en Amérique du Sud (Petrobras, Ecopetrol).
Nota : je détiens TOTAL, OKEA, Var Energi, Petrobras, Ecopetrol (entre autres).

Minière de cuivre : Le besoin en cuivre sera en augmentation constante du fait des nouveaux réseaux à construite et de la transition énergétique. Ils précisent que le cuivre est irremplaçable alors que le Lithium peut être remplacé par une autre technologie (Sodium notamment).
Mon avis : Complètement d’accord pour le cuivre ou les valorisations des minières sont très raisonnables. Le plus simple est de miser sur un géant du secteur (Rio Tinto, BHP, Glencore) du fait de leur envergure et de leurs activités multiples. Vous pouvez aussi miser sur un acteur plus concentré sur le cuivre (Freeport-McMoRan, First Quantum, KGHM, etc.). Là encore, attention à l’emplacement des mines pour éviter les risques de nationalisation entre autres……
Nota : je détiens Glencore, Rio Tinto et Vale

Secteur médical : La thèse est connue car elle porte sur le vieillement accéléré de la population (10 000 personnes passent le cap des 65 ans tous les jours aux USA !). Pour Citi, la baisse des taux va permettre le financement des biotech et les traitements vont devenir plus long dans le temps (lié à la longévité et au nombre de personnes). Ils estiment que le secteur des équipements médicaux est particulièrement intéressant.
Mon avis : là encore, ils enfoncent des portes ouvertes. Mais une évidence n’est pas synonyme de bon retour sur investissement. Pour ceux qui veulent jouer (car c’est vraiment de ça qu’il s’agit), il y a les biotech, c’est comme acheter un billet de loterie. Les grosses pharmaceutiques sont sans doute intéressantes en fond de portefeuille. Personnellement, j’ai un faible pour les cliniques oculaires ophtalmologiste (Clinica Baviera et ISEC Healthcare).
Nota : je détiens Sanofi, Clinica Baviera et ISEC Healthcare

Equipementiers militaires : Toujours à cause du contexte géopolitique, les dépenses des états augmentent et vont encore augmenter.
Mon avis : Difficile de ne pas être d’accord avec eux. Encore faut-il trouver des entreprises intéressantes à acheter d’autant qu’elles sont rarement cotées, que les OPA sont quasi exclue du fait des protections des états et que les valorisations ne sont pas particulièrement attrayantes (du moins pour moi). En ce qui me concerne, je n’en ai pas trouvé.

Gestionnaires d’actifs : A cause des normes relatives aux capitaux propres et contraignant les banques à avoir des bilans plus solides, ces dernières n’ont plus les mêmes moyens qu’auparavant. Leur thèse est intéressante car pour eux la fortification des bilans bancaires n’est possible que par l’endettement à long terme des banques (via des Coco notamment) au lieu des traditionnels dépôts de la clientèle. Evidemment, cela a un coût bien plus important.
Mon avis : Complètement en phase avec eux. Je me demande même si les valorisations au plancher des banques n’est pas un signal contrariant d’achat (cela dit, elles ne font pas grand-chose depuis 2010). Sur les gestionnaires d’actifs, je suis d’accord mais en se dirigeant vers les plus décotés (M&G, Legal & General, Ashmore Group) ou bien à fort potentiel (Patria Investment sur l’Amérique du sud par exemple).
Nota : je détiens M&G, Legal & General, Patria, Ashmore Group

Le Yen et les valeurs Tech/bancaires du Japon : Pour eux, la BOJ va changer de politique en 2024 et mettre fin aux taux zéro et au déluge de billet. De fait les banque en seront bénéficiaires (via les taux plus élevés) et l’économie se portera mieux dont la Tech qui est un secteur important.
Mon avis : Bof, pas convaincu….. Je trouve que la gestion des entreprises japonaise est assez opaque et leur obsession de délivrer des petits dividendes tout en ayant une trésorerie pléthorique m’interpelle. Concernant un changement de politique monétaire, je demande à voir.

Dette privée (private equity) : Comme pour les gestionnaires d’actif, la thèse est similaire. Les banques n’ont plus les moyens pour souscrire aux dettes du private equity. Pour ceux qui veulent passer par des fonds cotés, ils citent les MBS qui rapportent aisément du 7%/8%. Attention, leur rapport a été finalisé en novembre et depuis les taux ont bien chuté.
Mon avis : pas vraiment convaincu et là encore ils parlent des USA avec toujours le risque de devise que j’estime majeur pour un européen. Moi qui aiment bien les obligations, j’avoue ne rien trouver d’intéressant actuellement à moins de souscrire des lignes de 100k, de partir sur du bizarre (junk, supra en devise molle) ou bien de prendre des obligations en USD avec un choix très large et le risque devise qui va avec.

Normalisation de la courbe des taux US : Les taux cours vont baisser et il est intéressant d’acheter des obligations à échéance 2 ans qui vont voir leurs valeurs augmenter (ou bien attendre le remboursement et toucher les coupons).
Mon avis : Pas de grand risque pour eux à l’annoncer, du moins pour l’année 2024. Cela dit, c’est effectivement intéressant pour un américain de toucher 5 % sans aucun risque alors que pour un européen comme moi, le risque de devise peut manger plusieurs fois la valeur du coupon. Je ne serai pas surpris de trouver une EUR/USD à 1,20.

On sent bien que le chiffre 10 a été déterminé à l’avance et qu’ils ont essayé de trouver les thèmes associés et beaucoup sont évidents (cuivre, vieillissement, secteur de la défense, baisse des taux courts, etc.).
Par contre, je suis complètement en phase avec eux sur le cuivre, le pétrole, la gestion d’actif voire la cybersécurité sur des valorisations raisonnables.

Edit : correction d’une phrase mal rédigée

Dernière modification par Scarabee (27/12/2023 10h30)

Mots-clés : allocation d'actif, banque, prévision 2024

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#2 27/12/2023 12h50

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Voici les prévisions des stategistes pour le S&P500 d’ici fin 2024 (niveau de l’indice à 4775 à date) :

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#3 30/12/2023 19h57

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Bonjour,

Voici comme pour chaque fin d’année les estimations, prédictions, analyses pour l’année qui vient par le Magazine The Economist : The World Ahead 2024.

Cela m’étonne quand même plus ou moins qu’il n’y ait pas de fil et de messages de cela ici, mais maintenant s’est fait.

Selon mes observations des précédentes publications annuelles de ce magazine, certaines choses étaient pertinentes et intéressantes, et certaines se sont effectivement réalisées.
Ou au minimum cela avait le mérite de nous faire réfléchir.


Avec cette couverture du magazine annuelle, il faut s’atteler / s’amuser a décrypter les images et symboles… ;-)

Comme chaque année, le très sérieux magazine The Economist se livre à un périlleux exercice de prédictions - Les Echos

The World Ahead 2024 - The Economist

Je n’ai pas pas les articles précédents en entier, mais j’ai trouvé cet article du rédacteur en chef de The World Ahead :

Les dix tendances à suivre en 2024 selon Tom Standage - The Economist - 6 novembre 2023

La VIE VIENT vite à vous. Qu’il s’agisse de la recrudescence des conflits armés, de la refonte de la carte mondiale des ressources énergétiques ou des progrès rapides de l’intelligence artificielle ( IA ), le monde évolue à une vitesse ahurissante. De la situation au Moyen-Orient à l’adoption des véhicules électriques en passant par le traitement de l’obésité, les choses semblent très différentes de ce qu’elles étaient il y a à peine un an ou deux. Notre objectif est de vous aider à maintenir votre vision du monde à jour et de vous informer des prochaines étapes. Pour commencer, voici dix thèmes à surveiller au cours de l’année à venir.

1. Votez pour un rama !

Partout dans le monde, les élections , qui rassembleront un plus grand nombre d’électeurs que jamais, mettront en lumière l’état mondial de la démocratie. Il y aura plus de 70 élections en 2024 dans des pays qui abritent environ 4,2 milliards d’habitants, soit pour la première fois plus de la moitié de la population mondiale. Mais s’il y a plus de votes que jamais, il n’y a pas nécessairement plus de démocratie : de nombreuses élections ne seront ni libres ni équitables .

2. Le choix mondial de l’Amérique.

Les électeurs et les tribunaux rendront leur verdict sur Donald Trump , qui a une chance sur trois de reconquérir la présidence. Le résultat pourrait se résumer à quelques dizaines de milliers d’électeurs dans une poignée d’États swing. Mais les conséquences seront mondiales, affectant tout, depuis la politique climatique jusqu’au soutien militaire à l’Ukraine. En effet, les élections truquées en Russie pourraient signifier que le sort de Vladimir Poutine dépend davantage des électeurs américains que russes.

3. Intensifiez-vous, Europe.

En conséquence, l’Europe doit intensifier ses efforts et fournir à l’Ukraine le soutien militaire et économique nécessaire à un long combat, tout en ouvrant la voie à une éventuelle adhésion à l’UE . C’est la bonne chose à faire, tout en garantissant contre le risque que M. Trump reprenne le pouvoir et retire son soutien.

4. Troubles au Moyen-Orient.

L’attaque du Hamas contre Israël et les représailles d’Israël contre Gaza ont bouleversé la région et balayé l’idée selon laquelle le monde pouvait continuer à ignorer le sort des Palestiniens. Est-ce que cela deviendra un conflit régional plus vaste ou offrira-t-il une nouvelle chance de paix ? Pour l’Amérique, superpuissance débordée , c’est aussi un test pour savoir si elle peut s’adapter à un monde plus complexe et plus menaçant.
Le sort de Vladimir Poutine dépendra davantage des électeurs américains que russes

5. Trouble multipolaire.

Le projet américain de pivoter vers l’Asie et de se concentrer davantage sur sa rivalité avec une Chine montante a déraillé par la guerre en Ukraine et maintenant à Gaza. La Russie, elle aussi, est distraite et perd de son influence. Les conflits gelés dégèlent et les guerres froides locales s’intensifient partout dans le monde. L’instabilité au Sahel s’accentue. Le monde se prépare à davantage de conflits maintenant que le « moment unipolaire » de l’Amérique est terminé.

6. Une deuxième guerre froide.

Alors que la croissance chinoise ralentit, que les tensions augmentent à propos de Taiwan et que l’Amérique continue de limiter l’accès de la Chine aux technologies avancées, la rhétorique de la « nouvelle guerre froide » s’est durcie. Mais les entreprises occidentales qui tentent de réduire la dépendance de leurs chaînes d’approvisionnement à l’égard de la Chine trouveront cela beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Pendant ce temps, les deux camps courtiseront les « puissances moyennes » du Sud, notamment pour leurs ressources vertes.

7. Nouvelle géographie énergétique.

La transition vers une énergie propre donne naissance à de nouvelles superpuissances vertes et redessine la carte des ressources énergétiques. Le lithium, le cuivre et le nickel comptent bien plus, tandis que le pétrole et le gaz, ainsi que les régions qui dominent leur approvisionnement, comptent moins. La concurrence pour les ressources vertes remodèle la géopolitique et le commerce, et crée des gagnants et des perdants inattendus. Pendant ce temps, un « feu vert » est en cours parmi les électeurs qui considèrent les politiques respectueuses du climat comme une conspiration des élites contre les gens ordinaires.

8. Incertitude économique.

Les économies occidentales ont fait mieux que prévu en 2023, mais ne sont pas encore tirées d’affaire, et le maintien de taux d’intérêt « plus élevés, plus longtemps » sera douloureux pour les entreprises comme pour les consommateurs, même si les récessions sont évitées. (Gardez un œil sur les banques et sur leur exposition à l’immobilier commercial , où les choses pourraient mal tourner.) La Chine pourrait sombrer dans la déflation.

9. L’IA devient réelle.

Les entreprises l’adoptent , les régulateurs le réglementent et les techniciens continuent de l’améliorer. Le débat va s’intensifier sur la meilleure approche réglementaire – et sur la question de savoir si les arguments sur le « risque existentiel » sont un leurre qui profite aux opérateurs historiques. Des utilisations et des abus inattendus continueront de surgir. Les inquiétudes abondent quant aux effets de l’IA sur l’emploi et au risque d’ingérence électorale. Son plus grand impact réel ? Codage plus rapide.

10. Unir le monde ?

Peut-être que les différences idéologiques seront mises de côté alors que le monde profitera des Jeux olympiques de Paris , des astronautes faisant (peut-être) une boucle autour de la Lune du monde de cricket masculin et de la Coupe . Mais il est tout aussi probable que ceux qui espèrent une certaine unité mondiale seront perplexes.

Poursuivez votre lecture pour plus de détails sur toutes ces tendances et consultez « Trendlines », une sélection riche en données de mesures remarquables à surveiller en 2024, des films de super-héros aux coûts de lancement spatial. Nous espérons que vous trouverez dans The World Ahead 2024 un guide utile pour naviguer dans l’année à venir. ■

Tom Standage, rédacteur en chef, Le monde à venir 2024

Ainsi il y a matière a réfléchir, a peser et a argumenter, n’est ce pas.

Des avis, des infos ?

Dernière modification par Serrure (30/12/2023 20h32)

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#4 30/12/2023 20h20

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Et en complément le rappel toujours utile qu’il ne faut pas trop se fier à ces prévisions hmm.

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#5 30/12/2023 20h55

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INTP

Difficile de donner son avis sans risquer une sanction.
Donc, comme dans beaucoup de films, séries ou médias, mieux vaut parler de façon subliminale.
Le grand changer 2024 sera l’élection américaine.
Pour l’Ukraine, il y a énormément de pressions et une question secrète; pourquoi et comment un pays si "retardé" que la Corée du Nord a obtenu l’arme nucléaire ?
Si les États-Unis bloquent la technologie des puces à destination de la Chine, la Chine bloque celle des terres rares.
IA ; comme d’habitude les États-Unis la développent et l’Europe réglemente.

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#6 30/12/2023 21h23

Membre (2016)
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En tout cas ceux qui ont suivi a l’époque ce magazine sur le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies n’ont pas a se plaindre…
Ils sont aujourd’hui millionnaires a multimillionnaires certains.


( Source : taper The Economist Bitcoin cover )

J’aurais du le faire si j’eusse connu entre autres ce magazine, au lieu d’avoir personnellement que des fractions de Bitcoin.

Dernière modification par Serrure (30/12/2023 21h46)

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