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[+4]    #1 11/08/2014 13h58

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Pour ceux qui suivent BRK ou qui sont intéressés par la philosophie d’investisseent de Buffett & Munger je partage une session de 64 questions de 2013, certains sujets ne sont pas abordés dans les rapports annuels.

Berkshire QA 2013

Mots-clés : berkshire hathaway, conglomérat, warren buffett


"Most of this is common sense " T. Gayner | "If you sell, I'll buy" R. Kinder

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[+2]    #2 19/09/2014 09h38

Membre (2013)
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Si Buffett n’avait pas donné une partie de ses actions à des association, il vaudrait aujourd’hui plus de 100 milliards de dollars! (712 497 000 d’équivalent actions B (lettre 2012), avec le cours à 141 $)

C’est une sacrée boule de neige!

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[+2]    #3 15/10/2014 10h18

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Les investissement de Ted Weschler et Todd Combs


Lire l’article: Buffett’s stock pickers are beating the market - Fortune

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[+4]    #4 12/09/2015 12h24

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Berkshire est une entreprise qui consolide ses participations minoritaires au cours de bourse, mais consolide Geico ou PCC comme une entreprise à leur coût d’acquisition.

Donc dans votre book value, vous avez Coca à la valeur de marché mais PCC sera à son coût d’acquisition.

Philippos a écrit :

-Des business comme Coca Cola ont été achetés il y a 20 ans à un prix ridicule comparé à aujourd’hui, donc leur book-value est extrêmement faible et le restera.

Non, Coca-Cola est coté donc la book est actualisée en fonction du cours. Par contre, pour Geico, la book est le coût d’acquisition de la société…

Il faut faire bien attention à la méthode de consolidation pour chaque entité. Pour calculer votre valeur intrinsèque ou actif net ou tout autre nom que vous voulez lui donner, vous prenez les participations minoritaires (A) : Coca + IBM + Wells Fargo + Deere + …. Vous pouvez même revaloriser vous-même le portefeuille pour réévaluer chaque participation ; si par exemple vous trouvez Coca un poil cher, vous pourriez mettre un discount, pour IBM une prime, etc… Ce serait votre "vraie" valeur intrinsèque (A) des participations cotées.

Ensuite, vous ajoutez votre valorisation des filiales de Berkshire (B) comme Geico, General Re, Burlington, leur division énergie, etc…

Et vous regardez combien çà fait. Il y a des chances que cela fasse plus que la book qui est en gros la valeur des participations sur le marché + le coût d’acquisition des "filiales".

Philippos a écrit :

Sûrement même un peu moins que ça car la BV a du augmenter depuis

Cf ci-dessus, la book a du baisser à cause de la baisse des cours de la plupart des marchés actions.

Qui-vous-savez a écrit :

Meanwhile, we regularly report our per-share book value, an easily calculable number, though one of limited use. The limitations do not arise from our holdings of marketable securities, which are carried on our books at their current prices. Rather the inadequacies of book value have to do with the companies we control, whose values as stated on our books may be far different from their intrinsic values… our book value far understates Berkshire’s intrinsic value, a point true because many of the businesses we control are worth much more than their carrying value.

Dernière modification par Wawawoum (12/09/2015 13h47)

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[+4]    #5 30/09/2015 16h17

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J’ai fait une règle de 3 sur Berkshire:

Market Cap today: 320b$ (BRK.B@130)

1. Position Cash: 60b$ (avant deal Precision C.)
Berkshire Hathaway Cash and Short Term Investments (Quarterly) (BRK.A)

S&P may cut Buffett’s Berkshire due to cash in Precision deal

2. Portefeuille en valeur de marché: 110b$
J’ai la flemme de faire la "sommeprod" avec les derniers cours, je sais que les chiffres ici sont un assez bon proxy avec des cours récents
DATAROMA Superinvestors Portfolio Holdings

3. business possédés 200 b$
=> je prends 10x le RN 2014 après minoritaire soit 10x20b$
Attention: je pense que c’est tres conservateur vu la croissance..



Conclusion:
Valo = Somme 1+2+3 = 370b$

donc Cap / Valo = 85% ( soit delta de 50b$)

On peut dire que pour ce prix là, on a:
1. les business opérés par BRK pour pas cher soit 200b$ (ratio 10xRN utilisé)
2. le portefeuille BRK à sa valeur de marché 110b$ (avec du IBM pas cher etc..)
3. la position cash de 60b$ gratos (a priori ces gens là vont l’utiliser de manière intelligente ;-) )

ai-je loupé un gros morceaux (positions obligs en plus? ) ceux qui cherchent un tracker intelligent pourront etre interessé je pense

Dernière modification par Q2000 (30/09/2015 16h17)

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[+5]    #6 04/03/2017 18h06

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Comme l’a souligné Philippos dans le post ci-dessus, le rapport annuel de Berkshire Hathaway est paru!

Comme chaque année, il débute par la « lettre aux actionnaires » de Warren Buffett, une trentaine de pages ou l’ « Oracle d’Omaha » livre ses commentaires sur sa société mais également sur l’investissement en général.

J’ai fait un extrait de cette lettre pour les lecteurs de mon blog, mais que je pense intéressant de le partager sur ce forum. (Si ce message est considéré comme une "pub" , la modération peut supprimer tout cela pas de problème…).

Je revendique entièrement la subjectivité qui m’a fait choisir certains extraits, et parfois d’avoir à les tronquer. J’ai mis en gras ce qui m’apparaissait clef, et j’ai, en certaines rares occasions, rajouté des notes personnelles entre crochet.

Et surtout, pour ceux qui comprennent mal l’anglais, je me  suis permis de faire une traduction en français pour laquelle je vous demande beaucoup d’indulgence…

Voici donc quelques extraits choisis:
https://www.investisseurs-heureux.fr/up … t_2017.pdf

Mais je vous recommande bien sûr la lecture intégrale :-)


L'Investisseur Individuel, mon blog orienté "Dividendes Pérennes": http://investisseur-individuel.com/

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[+4]    #7 02/04/2018 08h53

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Bon alors, j’ai pris :
- BRK/A
- Le S&P500 Total Return (dividendes compris)
- L’ETF S&P500 (SPY) le plus ancien - qui date 1993
- Un ETF Vanguard toutes capitalisation américaines (VTI) - qui date de 2001 (j’aurais pu prendre un fonds passif beaucoup plus ancien)

Aussi, j’ai regardé la volatilité, et fait le rapport performance/volatilité. On peut objecter que la volatilité est un mauvais indicateur de risque (pas faux).

Aussi, j’ai fait la surperformance roulante sur 5 ans de BRK en performance et en performance sur risque.

Voilà le résultat:


Bon la différence entre l’indice S&P 500 est l’ETF qui le suit est quand même pas énorme …

Sinon, je vous laisse tirer les conclusions qui vont bien … (même si un graphe est un largement insuffisant pour tirer des conclusions sur BRK)
A titre personnel, je pense que Buffett est un investisseur de légende, mais c’est quand même de plus en plus difficile de surperformer.

Sinon, j’ai été étonné par la volatilité quand même, je n’avais pas ça en tête (même si encore une fois ce n’est pas un indicateur de risquer parfait).

Dernière modification par Fructif (02/04/2018 09h45)

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[+4]    #8 06/08/2018 12h49

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Je tente un résumé des résultats :

Berkshire Hathaway a enregistré une forte hausse des bénéfices principalement grâce au net rebond de ses activités d’assurance et à une modification des règles comptables obligeant à reconnaître des gains sur le portefeuille d’actions. Donc une grande partie de la hausse du résultat net est due à cette modification. Mais les nouvelles restent excellentes.

Berkshire a annoncé un bénéfice net trimestriel attribuable à ses actionnaires en augmentation de +181 %. Les 12 G$ de gains incluent presque 5 G$ grâce de son portefeuille d’investissements, qui ont largement profité de la hausse du cours d’Apple.

Berkshire a aussi déclaré que ses quatre autres titres les plus importants restaient American Express, Bank of America, Coca-Cola et Wells Fargo. Berkshire a réduit ses investissements dans quasiment tous les types d’obligations au sens large (d’entreprises, bons municipaux, MBS, etc.) vendant pour 1,2 milliard de dollars sur le trimestre.

Warrent Buffett n’aime d’ailleurs pas trop cette nouvelle règle comptable précisant : "le montant des gains et pertes d’investissement au cours d’un trimestre est généralement dénué de sens et fait grandement varier le bénéfice net par action pouvant induire en erreur les investisseurs qui connaissent peu ou pas les règles comptables".

Plus intéressant, les activités principales de BRK comme Geico insurance, les activités rail BNSFPrecision Castparts et Lubrizol ont enregistré une solide performance au cours du trimestre, affichant chacune de fortes augmentations de bénéfices par rapport à l’année précédente. Dans l’ensemble, le bénéfice d’exploitation de ces divisions et d’autres divisions a augmenté de 67 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 6,9 G$. Cela a nettement dépassé les attentes des analystes.

Les bonnes nouvelles ne sont pas finies : en plus de la bonne santé de ses activités industrielles, Berkshire a enregistré un bénéfice avant impôts plus élevé pour ses divisions axées sur la construction et les biens aux consommateurs avec notamment de très bons résultats pour Duracell.

En méga résumé : tout va encore mieux que prévu et l’énorme matelas cash augmente encore ! Cela signifie qu’en cas de coups durs sur les marchés, la puissance de frappe de BRK sera encore plus importante pour rafler des business ou des actions à bon prix…

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.


Parrain pédago pour Bourso, Binck et Bourse Directe. Meduse Paris :)

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[+2]    #9 23/08/2019 16h48

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INTJ

Bonjour,

Pour ceux qui suivent BRK, la dernière analyse de Whitney TILSON est sortie :

https://assets.empirefinancialresearch. … -21-19.pdf

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

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[+2]    #10 22/10/2019 15h42

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Alors que Bill Ackman vient de constituer une ligne Berkshire Hathaway, un autre fonds, Wedgewood Partners, a liquidé sa ligne historique Berkshire Hathaway au 3e trimestre (Wedgewood détenait 578k titres BRK.B à la fin du 1er trimestre 2019, soit presque 120 millions $).

La lettre de Wedgewood à ses clients justifie cette décision par :
- un ralentissement des entreprises de Berkshire sensibles à la conjoncture économique
- un besoin de croissance externe pour les entreprises du secteur des utilities
- des "erreurs d’omission" sur Visa, Mastercard, Costco et Microsoft (toutes ces positions devraient être beaucoup plus grosses dans le portefeuille de Berkshire), malgré des avantages pour Buffett dans l’accès à l’information
- un manque de transparence sur les raisons pour garder autant de cash (s’agit-il de market timing ?)
- un manque de cohérence quant au niveau des valorisations (Buffett affirmant que les actions ne sont pas chères compte tenu du niveau actuel des taux, mais n’augmentant pas son exposition dans le même temps)
- des erreurs d’investissement (IBM, Kraft Heinz, Precision Castparts, Lubrizol)
- la quasi absence de rachats d’actions par Berkshire Hathaway

Ils affirment qu’ils ne reviendront éventuellement sur Berkshire Hathaway que s’il y a des rachats d’actions substantiels.

Wedgewood Partners, lettre aux clients, 3e trimestre 2019 a écrit :

We sold our multi decade-long position during the third quarter after first trimming the position during the second quarter this year. We went into some detail in our change of thesis on Berkshire in our last Client Letter.

In short, Berkshire’s industrially/economically sensitive businesses have slowed considerably over the course of 2019. Their utilities business (Berkshire Energy) needs continued acquisitions to restart utility growth. In addition, Warren Buffett’s cash hoard of +$125 billion continues to be a considerable impediment of growth, rather than our previous hard expectation of a valuable call option on opportunity in the hands of one of the most elite capital allocators extant. Further, the efficacy of putting this cash pile to work (plus +$25 billion in annual operating cash flows in Omaha) will be paramount if Berkshire Hathaway is to once again regain their former status as a meaningful grower over just baseline U.S. GDP growth. Thumb-sucking has not cut the Heinz mustard during the Great Bull Market of 2009 – 2019. The Great Bull could have been one helluva of an astounding career denouement for Messrs. Buffett and Munger.

In terms of errors of omission by Buffett & Co. over the past ten years, a few stocks stand out to us as considerable head scratcher errors that should have been in Buffett’s wheelhouse, and should have been huge winners for Berkshire shareholders. The first stocks are Mastercard and Visa. Buffett is incredibly well-versed in the payments processing industry given his half-century knowledge in longtime holding American Express. These two stocks should have been layups for Buffett. Mastercard and Visa have been massive wealth creators during the Great Bull Market.

Indeed, since the Great Bull started back on March 9, 2009, Berkshire Hathaway B stock is up a notable +269% through the recent ending 3rd quarter. Over the same time period, the S&P 500 Index is up +370%. Mastercard is up a stunning +1,521%. Visa is up a nearstunning +1,137%. Not all is lost, though. Buffett’s two CIO lieutenants currently own both stocks at a combined weight of just a thumb-sucking 1.50% of Berkshire’s current equity portfolio. The current combined weighting should be 15.00%!.

Two other layups are Costco and Microsoft. Buffett has had at his disposal unrivaled expert tutelage on each company in his hind pocket for years – but to no shareholder avail. Charlie Munger has been a director at Costco for 22 years. Costco’s stock Great Bull gain is +522%. Once again, not all is lost. Buffett’s lieutenants currently own a whooping 0.55% position in Costco.

More numbing still is Microsoft. Buffett first met Bill Gates nearly 30 years ago. They became fast best friends. In 2004, Gates joined Berkshire’s board of directors. Buffett probably spends more time talking with Gates (Gates Foundation and bridge playing too) each day than he does with key Berkshire vice chairman employees Ajit Jain and Greg Abel. Buffett has long (and proudly) proffered his opinion that “technology” companies are far outside his “circle of competence.” His more recent multibillion foray into IBM and Apple belie his longheld assertion. In our view, if Buffett can endeavor to figure out the business models of both Apple and IBM enough to pour multibillions in stock purchases, then figuring out Microsoft’s business model under sensai Gates should have been Remedial Technology 101. Microsoft’s stock Great Bull Market gain is +657%.

A final lament, if Berkshire’s current Breaking Bad-style cash hoard represents stock market timing, then shareholder-partners deserve to be informed of as much.

On this capital allocation front we have growing concerns. Buffett & Co. have repeatedly stated their considerable disadvantage in competing against private equity (with levered billions in tow) for acquisitions, yet Buffett & Co. continue to play this game – very un-Buffettlike, in our opinion. Buffett has also repeatedly offered his opinion for a few years now that if interest rates would stay at their current low levels then stocks aren’t (weren’t) expensive, yet Berkshire’s equity portfolio on a net basis to total corporate assets hasn’t really grown that much. (Our portfolio does though share Buffett’s success in his outsized Apple position.)

Last, despite Buffett’s share-buyback tutorials – and our perceived signaling – over the past few years that he is open to large, accretive share repurchases, little has been done on this front as well. (Buffett seems to abhor returning “capital paint” to shareholders while his Berkshire canvas is still “in paint.”) Net-net, capital allocation needs to improve dramatically in order to reaccelerate the current stasis of middling, GDP-like growth. Recent billions in capital investments in notable mistakes such as IBM, Lubrizol, Precision Castparts and Kraft do not inspire confidence that Buffett & Co. are still at the top of their game. Any future conviction of ours in Berkshire Hathaway shares will closely mirror that of Buffett’s own conviction in Berkshire share buybacks.

AMF : Je viens de constituer une petite ligne Berkshire Hathaway. Je pense augmenter sa taille graduellement, mais sans me presser. Je n’ai pas de forte conviction sur Berkshire Hathaway.

Dernière modification par Scipion8 (22/10/2019 15h42)

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[+3]    #11 12/04/2020 17h14

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Le contenu de ce message n’est pas récent. Je le partage car j’en ai apprécié la lecture.

Si comme moi vous ne saviez pas qu’en 1986 Berkshire avait fait de la publicité dans le Wall Street Journal, ce petit flashback pourrait vous intéresser.

En effet, afin de profiter dun changement de fiscalité à venir, BRK  a communiqué sa volonté  d’acquérir des entreprises de plus de 100M$.

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[+6]    #12 03/05/2020 13h12

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J’ai pris la peine d’écouter l’ensemble de l’interview de WB (soit quasiment 5h de live).

voici ce que j’en retiens :

Les classiques de Buffett :
- L’avenir des USA est resplendissant
- Privilégier un investissement dans l’ETF S&P 500, cela sera plus rentable que de faire appel à un "sales representative". L’ETF S&P 500 est un excellent investissement.

Les doutes de Buffett :
- Je ne sais pas si nous (Berkshire Hathaway) allons faire mieux que le S&P 500 les prochaines années.
- la crise co-vid reste à ce jour un risque important; Nous faisons confiance à M. fauci.
- nous ne savons pas si cette crise va affecter les habitudes des ménages.

Les affirmations de Buffett :
- la valeur de Berkshire est bien plus basse aujourd’hui qu’il y a quelques mois et c’est normal.
- notre position en cash et équivalent (bons du trésors etc…) reste très faible et ne représente qu’une part infime de notre conglomérat.
- la situation des taux d’intérêt négatifs dans le monde est le plus grand débat macroéconomique moderne. va t-il perdurer ? j’en doute meme si j’ai tout faux depuis le début.
- Nous mettons en place des estimations très conservatrices pour estimer si il est intéressant ou non d’investir ou de réaliser des buybacks.
- le secteur de l’Energie sera très fortement impacté par cette crise.
- Un effet immédiat sur les prêts des banques via la hausse des bad loans.
- Les banques US devront faire plus de réserves au Q2
- La situation des banques US est bien meilleur qu’en 2008
- La FED est derrière en cas de besoin (meme si il existe toujours un risque)
- Les buybakcs est la meilleur forme de distribution du capital en permettant à ceux qui le souhaite de revendre les actions et aux autres de les garder. Le buyback doit néanmoins toujours être mis en place en fonction du prix.
- Si nous rentrons dans un environnement inflationniste, nos entreprises capital-intensive vont très bien se porter (railroad etc…).
- le secteur de l’énergie n’offre pas des bénéfices splendides mais tout a fait décent à Berkshire.
- Berkshire va redistribuer une part des bénéfices de GEICO (2.5 milliards de USD).
- Il n’y a aucun risque de faillite des USA. La dette est en monnaie locale donc il suffit d’imprimer. En revanche, pour les pays tiers endettés en USD ou monnaie externe, cela sera très compliqué.
- il y a plus de probabilités que les impôts sur les bénéfices/sociétés augmentent qu’elle ne baissent dans les années futurs;

ce que j’en conclue à titre personnel :
- La crise ne fait que débuter, nous n’avons pas de visibilités
- il faut donc être très précautionneux et appliquer des valeurs conservatrices aux estimations.
- Il n’y a pas d’opportunités importantes sur les marchés
- Le niveau d’endettement de certaines entreprises sera t-elle que cela va comprimer les bénéfices générés sur un ou plusieurs cycles.

En allant plus loin :
- les résultats du Q2 seront bien plus intéressant puisque la crise Covid aura sur le Q1 que partiellement affecté les entreprises US puisque le lockdown n’a été étendu sur la majorité du territoire américain que fin mars/début avril. Je rappelle que la majorité des entreprises US dépendent des résultats du marché US.

Je reste donc en attente en augmentant progressivement la disponibilité de mes fonds jusqu’à entrevoir le bon investissement au bon prix en considérant l’ensemble des facteurs internes et externes.

Dernière modification par Medellin (03/05/2020 13h16)

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[+4]    #13 03/05/2020 13h38

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@ DDtee, voici les Q/R 2 et 4 en full transcript :

3:11:30 [Q2 Berkshire Cash position & market timing]
Becky : pourquoi ne recommandez-vous pas aux auditeurs d’acheter maintenant, vous n’êtes pas à l’aise pour acheter maintenant comme le montre votre énorme trésorerie ?

Warren : Eh bien, comme je l’ai expliqué, les positions ne sont pas si énormes quand j’examine les possibilités du pire cas. Il y a des choses que je pense tout à fait improbables, et j’espère qu’elles ne se produiront pas, mais cela ne veut pas dire qu’elles ne se produiront pas. Par exemple, dans notre secteur des assurances, nous pourrions avoir le pire ouragan du pays, mais cela n’exclut pas le fait que nous pourrions avoir le plus gros tremblement de terre un mois plus tard. Nous ne nous préparons donc pas à un seul problème, nous nous préparons à des problèmes qui créent parfois leur propre dynamique. En 2008 et 2009, vous n’avez pas vu tous les problèmes dès le premier jour. Ce qui a vraiment donné le coup d’envoi, c’est le Freddy and Fanny, le GSE est entré en conservatoire début septembre.Et puis, quand les fonds du marché monétaire ont fait les frais de l’opération, je veux dire qu’il y a des choses qui font trébucher d’autres choses, et nous prenons en compte un scénario très, très mauvais qui est probablement bien pire que celui de la plupart des gens, donc je ne le considère pas comme énorme.

Et je ne recommande pas aux gens d’acheter des actions aujourd’hui, demain ou le mois prochain, je pense que tout dépend de votre situation, mais vous ne devriez pas acheter d’actions, à mon avis, à moins que vous ne vous attendiez à les détenir pendant une période très longue et que vous soyez prêt financièrement et psychologiquement à les détenir de la même manière que vous détenez une ferme et que vous ne regardez jamais une cotation. Vous n’avez pas besoin d’y prêter attention, je veux dire, vous n’allez pas choisir le fond et personne ne peut le choisir pour vous, ou quoi que ce soit de ce genre. Vous devez être prêt, lorsque vous achetez un titre, à le voir baisser de 50 % ou plus et à vous en accommoder, tant que vous êtes à l’aise pour le conserver. Et j’ai souligné, il y a deux ans dans le rapport annuel, qu’il y a eu trois fois dans l’histoire de Berkshire où le prix des actions a baissé de 50 %. Maintenant, si vous la possédiez avec de l’argent emprunté, vous auriez pu être blanchi, il n’y avait rien de mal à Berkshire, lorsque ces trois fois se sont produites. Mais si vous regardez le prix de l’action et pensez que vous devez agir parce qu’elle fait ceci ou cela ou que quelqu’un d’autre vous dit, je veux dire, "comment pouvez-vous rester avec cela alors que quelque chose d’autre est en train de monter vraiment", vous devez être dans la bonne position psychologique. Et franchement, certaines personnes ne sont pas vraiment prudentes, certaines personnes sont plus sujettes à la peur que d’autres. C’est comme le virus, il frappe certaines personnes avec beaucoup plus de férocité que d’autres. La peur est une chose que je n’ai jamais vraiment ressentie sur le plan financier, je ne pense pas que Charlie l’ait ressentie non plus. Certaines personnes peuvent gérer la psychologie, si vous ne pouvez pas la gérer psychologiquement, alors vous ne devriez pas posséder d’actions parce que vous allez acheter et vendre au mauvais moment et vous ne devriez pas compter sur quelqu’un d’autre, vous devriez faire quelque chose que vous comprenez vous-même, si vous ne le comprenez pas, vous allez être affecté par la prochaine personne à qui vous parlerez. Vous devez être en mesure de tenir et je ne sais pas si aujourd’hui est un bon jour pour acheter des actions, je sais que cela marchera dans 20 ou 30 ans, je ne sais pas du tout si cela marchera dans deux ans. Je ne sais pas si vous serez en avance ou en retard sur les actions que vous achetez le lundi matin, sur le marché.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

3:11:30 [Q2 Berkshire Cash position & market timing]
Becky: why aren’t you recommending listeners to buy now, you are not comfortable to buy now as evidenced by your huge cash position?

Warren: Well, As I explained, the positions isn’t that huge when I look at worst case possibilities. There are things that I think are quite improbable, and I hope they don’t happen, but that doesn’t mean they won’t happen. For example, in our insurance business, we could have the country’s worst hurricane, but that doesn’t preclude the fact that we could have the biggest earthquake a month later. So we don’t prepare ourselves for a single problem, we prepare ourselves for problems that sometimes create their own momentum. I mean, 2008 and 2009, you didn’t see all the problems the first day. What really kicked it off when was the Freddy and Fanny, the GSE went into conservatorship in early September. And then when money market funds broke the buck, I mean there are thing that trip other things, and we take a very much, a worst case scenario into mind that probably is a considerably worst case than most people do, so I don’t look at it as huge.

And I’m not recommending that people buy stocks today or tomorrow or next month, I think it all depends on your circumstances, but you shouldn’t buy stocks, in my view, unless you expect to hold them for a very extended period and you are prepared financially and psychologically to hold them the same way you hold a farm and never look at a quote. You don’t need to pay attention to them, I mean, you are not going to pick the bottom and nobody can pick it for you, or anything of the sort. You have to be prepared, when you buy a stock to have it down 50% or more and be comfortable with it, as long as you are comfortable with holding it. And I pointed out, 2 years ago in the annual report, that there has been 3 times in Berkshire’s history when the price of Berkshire stock went down 50%. Now if you owned it on borrowed money, you could have been cleaned out, there weren’t anything wrong with Berkshire, when those 3 times occurred. But if you are going to look at the price of the stock and think that you have to act because it’s doing this or that or somebody else tells you, I mean, “how can you stay with that when something else is going up really”, you got to be in the right psychological position. And frankly, some people are not really careful, some people are more subject to fear than others. It’s like the virus, it strikes some people with much greater ferocity than others. Fear is something that I really never felt financially, I don’t think Charlie has felt it either. Some people can handle psychology, if you can’t handle it psychologically then you really should not own stock because you are going to buy and sell the wrong time and you should not count on somebody else, you should do something that you understand yourself, if you don’t understand it, your are going to be affected by the next person you talk to. You should be in a position to hold and I don’t know whether today is a great day to buy stocks, I know it will work out in 20 or 30 years, I don’t know at all if it will work out in 2 years at all. I have no idea whether you’ll be ahead or behind on the stock you buy on Monday morning, on the market.

Q4 :

3:17:30 / [Q4 Berkshire et rôle de la FED dans la crise actuelle]
Becky : Lors de la dernière crise financière, Berkshire a agi en tant que prêteur de soutien pour 8 accords différents. Malgré l’injection de capitaux coûteux par le biais d’actions privilégiées et de bons de souscription, ces entreprises payaient en fait le signe de confiance de Berkshire en pleine crise, ce qui était inestimable. Aujourd’hui, nous avons le QE à l’infini, des taux d’intérêt plus bas et des fonds spéculatifs affamés. Même si l’économie s’est rapidement détériorée au cours des derniers mois, pourquoi n’avons-nous pas encore agi en tant que prêteur de soutien ?

Warren : Eh bien, nous n’avons rien vu d’intéressant, et franchement la réserve fédérale a fait ce qu’il fallait, et elle l’a fait très rapidement, ce qu’elle aurait dû faire, et je la salue pour cela, mais cela signifie que beaucoup de compagnies qui avaient besoin d’argent et qui auraient probablement dû faire leur financement un peu plus tôt, mais ce sont des compagnies parfaitement décentes, ont eu la chance de se financer de manière énorme au cours des 5 dernières semaines ou à peu près. Cela a établi des records, certaines compagnies sont revenues deux fois, et nombre de très grandes compagnies qui n’ont pas pris la peine de prolonger leurs emprunts sont revenues plusieurs fois. Le Berkshire a effectivement collecté de l’argent, nous n’en avons pas besoin mais je pense que c’est toujours une bonne idée au fil du temps.

Il y a quelques entreprises marginales qui ont également eu accès à l’argent, donc il n’y a pas de pénurie de fonds à des taux auxquels nous n’investirions pas, donc nous n’avons rien fait parce que nous n’avons rien vu d’aussi intéressant à faire. Cela pourrait changer très rapidement ou ne pas changer, mais en 2008 et 2009, la vérité est que nous n’achetions pas ces choses pour faire une déclaration au monde, ils ont peut-être fait une déclaration au monde dans une certaine mesure, et je suis heureux qu’ils l’aient fait si c’est le cas. Mais nous les avons faites parce qu’elles semblaient intelligentes et que les marchés étaient tels que nous n’avions pas vraiment de concurrence. Il s’est avéré que nous aurions mieux fait d’attendre 4 ou 5 mois pour conclure de telles affaires, donc mon timing était en fait terrible en 2008 et 2009, mais ce qui était disponible était si attractif que même avec un timing terrible, nous sommes quand même sortis ok, un peu mieux que ok. Ce que nous avons fait n’était pas destiné à faire une déclaration mais à profiter de ce que nous pensions être des conditions très attractives, mais ce sont des conditions que personne d’autre n’était prêt à offrir à ce moment-là parce que le marché était dans un état de panique.

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

3:17:30 / [Q4 Berkshire and FED’s role in the current Crisis]
Becky: In the last financial crisis, Berkshire acted as a lender of support for 8 different deals. Despite the injection of expensive capital through preferred stocks and securing warrants, these compagnies were in fact paying for the sign of confidence from Berkshire in a midst of a crisis and that was invaluable. Today, we have QE infinity, lower interest rates and hungry hedge funds. Even though the economy has deteriorated rapidly over the last few months, why have we not acted as a lender of support yet?

Warren : Well, we haven’t seen anything attractive, and frankly the federal reserve did the right thing, and they did it very promptly, which they should have, and I salute them for it, but that means that a lot of compagnies that needed money and probably should have done their financing a little earlier, but they are perfectly decent compagnies, got the chance to finance in huge ways in the last 5 weeks or there abouts. It set records, some compagnies have come back twice, and number, very big companies that didn’t bother to extend out their borrowings came a couple times. Berkshire actually raised some money, we don’t need it but, I think it is still a good idea over time.

There are some marginal companies that also had access to money, so there is no shortage of funds at rates we would not invest at, so we have not done anything because we have not seen anything that attractive to do. Now that could change very quickly or it may not change, but back in 2008 2009, the truth is, we weren’t buying those things to make a statement to the world, they may have made a statement to the world to some extent, and I’m glad that they did if the did. But we made them because the seemed intelligent things to do and markets was such that we didn’t really have much competition. Now it turned out that we would have been better off if we have waited 4 or 5 months to do such deals, so my timings was actually terrible in 2008 and 2009, but what was available was so attractive that even with a terrible timing, we still came out ok, little bit better than ok. What we did was not designed to make a statement but to take advantage to what we thought was very attractive terms, but they were terms that nobody else were willing to offer at that time because the market was in a state of panic.

Dernière modification par Mi345 (03/05/2020 13h45)

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Favoris 1   [+2]    #14 13/05/2020 20h26

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Buffett n’arrive plus à rien acheter de "value" selon ses critères, j’ai été désagréablement surpris qu’il n’ait rien acheté fin mars, ce n’était pas le "deal du siècle" mais il y avait quand même des affaires à faire surtout quand on est assis sur 120 milliards de cash, bordel !

Dans une époque où les marchés signent de nouveaux plus hauts quelques semaines après les "krach éclairs", le téléphone de Buffett ne sonne plus. Pourquoi ? C’est simple : "la FED a remplacé Buffett" selon David Merkel.

Sans vouloir remettre en cause ses talents de gestionnaire, appliquez depuis quelques décennies le même leverage que BRK au SP500 et vous serez surpris du résultat (1.6 pour info). Oncle Warren n’est peut être pas le génie qu’on croyait.

Dernière modification par lopazz (13/05/2020 20h28)

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[+2]    #15 13/05/2020 20h30

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En fait vous nous refaites votre message d’il y a 10 jours à 1h près…
Soit vous avez la mémoire courte, soit ça n’apporte rien de plus…


"Never argue with an idiot. They will drag you down to their level and beat you with experience" Mark Twain

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[+4]    #16 15/05/2020 23h01

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Un très bon article sur le site québécois Les Affaires, je colle l’article car il faut un proxy pour y accéder depuis l’Union Européenne :

Rémy Morel, CIM, Associé Barrage Capital a écrit :

Pourquoi Buffett n’investit pas son encaisse? | Publié à 13:41

BLOGUE INVITÉ. «Regarde-le bien aller. Tu vas voir qu’il ne restera pas les bras croisés!» Cette réplique m’a été servie par un investisseur vers le milieu du mois de mars dernier. Il faisait à référence à Warren Buffett, et aux 125 milliards de dollars américains que sa société Berkshire Hathaway (BRK-B, 170,04$US) détenait au 31 décembre.

Comme la Bourse avait chuté de façon importante en peu de temps, cet investisseur voyait une occasion en or pour Buffett de déployer une bonne partie de ce précieux capital. Enfin!

M. Buffett semblait optimiste, avant le creux atteint en Bourse. Dans une entrevue avec Becky Quick à CNBC le 24 février, il suggère d’acheter des actions si on en a pour notre argent. Il a alors mentionné sa recommandation de 2008. À l’époque, tout allait mal, les manchettes regorgeaient de mauvaises nouvelles. Mais comme la Bourse avait cédé beaucoup de terrain, il considérait que miser sur la force et la résilience de l’économie américaine s’avérerait profitable pour les investisseurs. On reconnaissait bien sa réaction typique face aux tourmentes du marché: «Soyez craintif quand les autres sont avides. Soyez avide quand les autres sont craintifs.»

Dans l’entrevue, Becky Quick a cherché à savoir si Berkshire était un acheteur net à ce moment-là. Buffett a alors prodigué son discours usuel, à l’effet que personnellement, il était un acheteur net depuis l’âge de 11 ans et qu’au cours de sa vie, il a assisté à 15 changements de présidents américains. Les États-Unis ont traversé des guerres et des récessions, pour finalement toujours donner raison aux investisseurs optimistes. Autrement dit, la pandémie constituait une crise comme les autres sur le plan financier.

Durant l’entrevue, Buffett a cité en exemple American Express (AXP, 81,89$US), qui se négociait alors à environ 126$US. Il a expliqué que l’idée consiste à savoir si au prix actuel, on fait face à une belle opportunité par rapport aux perspectives à long terme, et non en fonction du prix en Bourse des prochaines semaines.

Or, quelques semaines après l’entrevue, le titre avait cédé près de la moitié de sa valeur. Voilà de quoi se réjouir, non? Un titre intéressant au prix X devrait normalement s’avérer doublement intéressant à la moitié de ce même prix. Pourtant, Berkshire Hathaway n’aurait apparemment presque rien acheté durant la débâcle boursière du mois de mars!

Quant aux quatre compagnies aériennes détenues dans le portefeuille de Berkshire Hathaway, elles ont subi des baisses impressionnantes entre le 24 février (date de l’entrevue), et leur creux atteint en mars. Southwest Airlines (LUV, 23,92$US), Delta Airlines (DAL, 19,24$US), American Airlines (AAL, 9,18$US) et United Airlines (UAL, 20,22$US) ont cédé respectivement 43%, 60%, 61% et 72% en quelques semaines seulement.

L’investisseur cité précédemment avait raison: M. Buffett n’est pas demeuré les bras croisés durant la débâcle boursière: il a vendu ses compagnies aériennes! Autrement dit, Berkshire n’a pas été un acheteur opportuniste durant ce temps, et ce, malgré les 133G$US en encaisse dans ses filiales d’assurance! On parle bien ici de 8G$US de plus qu’au 31 décembre dernier.

Voici ce qui me laisse particulièrement songeur. Buffett a depuis longtemps une admiration sans bornes pour Alphabet (GOOG, 1 369,04$US) et Amazon (AMZN, 2 382,32$US). Par rapport à Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, il a déclaré il y un an qu’il demeurait toujours à l’affût du futur et qu’il avait entrevu ce qui s’avérait possible. «Il est incroyable», avait-il souligné. En 2019, Berkshire a acquis des actions pour la première fois, et Buffett a mentionné qu’il avait été idiot de ne pas le faire plus tôt. Il a cependant précisé qu’il ne s’agissait pas de son idée: l’achat vient de l’un de ses deux gestionnaires (Todd Combs ou Ted Weschler).

Non seulement il n’a jamais acquis d’actions d’Alphabet ou d’Amazon de son propre gré, mais dans une entrevue récente avec Andy Serwer, l’une de ses réponses m’a stupéfait. Après avoir avoué son erreur de ne pas avoir investi dans Google, Serwer lui a demandé:

-Serwer: Ok, et Amazon, même histoire?

-Buffett : Entreprise incroyable.

-Serwer: Mais pourquoi… il n’est pas trop tard pour investir dans ces titres, n’est-ce pas?

-Buffett: Je ne sais pas.

-Serwer: Mais vous ne le faites pas. Vous n’êtes pas en train de les acheter.

-Buffett: Non, mais je n’achète pas vraiment. Je pense beaucoup à ces entreprises; Charlie aussi. Elles ont des parcours incroyables.

Je suspecte que M. Buffett a toujours hésité à cause de leurs évaluations. Pour arriver à les voir comme des aubaines, on doit nécessairement estimer leur potentiel à moyen et long terme, et croire en leurs capacités de croître malgré leur taille actuelle. Cependant, prenons le cas d’Amazon. Lors de la dégringolade boursière, le titre est passé de son sommet de 2170$ à 1676$. On doit en déduire que le prix n’était pas assez attrayant pour lui. Pourtant, la pandémie a nettement favorisé la transition vers les ventes en ligne. Amazon peine à répondre à la demande actuellement.

Je soupçonne une autre raison pour ne pas avoir été davantage opportuniste. Lors de la présentation annuelle en ligne de Berkshire Hathaway du 2 mai dernier, M. Buffett ne semblait pas très optimiste. Il a discuté à propos de la dépression des années 30, du marché boursier qui avait rebondi et ensuite rechuté, etc. À un moment donné, il a précisé qu’il souhaitait éviter de dépendre de la générosité des étrangers lorsqu’une crise de liquidités sévère survient. Étant donné la pandémie et toute l’incertitude qu’elle crée, il préfère conserver un maximum d’encaisse.

Or, si on jette un coup d’oeil aux types d’entreprises que Berkshire détient, on peut facilement envisager des jours sombres causés par le confinement et ses répercussions à moyen et long-terme. Berkshire détient beaucoup de sociétés oeuvrant dans des secteurs que je considère plus traditionnels, contrairement à Amazon, Google ou Facebook. Il suffit de consulter la liste des entreprises dans son dernier rapport annuel (page A1 vers la fin).

La pandémie a grandement accéléré la transition vers l’économie en ligne. Peu de sociétés sont prêtes pour un changement aussi rapide. Malgré la découverte d’un vaccin contre la COVID-19, les habitudes des gens auront déjà changé. Dans un tel contexte, il est possible qu’il soit préférable dans le cas de Berkshire de se préparer au pire, juste au cas, et être en mesure de pouvoir supporter toutes ses filiales.

P.S.: Petit détail révélateur. Berkshire a racheté de ses propres actions entre 203$ et 226$ du 3 janvier au 10 mars 2020. Par contre, il n’y a pas eu de rachat par la suite, alors que le titre a fluctué entre 162$ et 194$!

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Favoris 1   [+1]    #17 16/08/2020 09h07

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Il y a un temps pour chaque classe d’actif.

Le Covid cause un effet domino extraordinaire :
Voyez le graphe long terme du taux de chomage US
Le chômage est passé de 3,5% à 10%.

La perte d’emploi et la relative moindre protection sociale a une effet dramatique sur les défaut de mensualité des prêts bancaire.
Le graphe LT est ici ; Le graphe CT est ici
Les "delinquency rates/retards sur les mensualités", tous type de crédits confondus sont passés de 2,5 à 6,5%.

Les retards de règlements des emprunts de CMBS grimpe de 3,6% en juin à 5% en juillet.

Les banques ne sont pas aussi leveragés qu’au temps du subprime mais, cet impact massif sur l’emploi touche toutes les types de crédits. Les banques ont apprit de 2008 et ont provisionné de la trésorerie pour couvrir ces défauts mais cela risque d’être insuffisant.

La crise sanitaire va durer 1,5 ans.
La trésorerie des entreprises tient quelques mois.
Les ménages sont aussi leveragés, 4 adulte sur 10 auraient des difficultés face à un imprévu de 400$.

Crise sanitaire -> crise économique -> difficultés bancaire -> soutien de la FED par des injections massifs d’helicopter money & aux banques -> dévaluation du USD.

Je trouve que Buffett a raison de sortir des banques pour positionner sur un mineur d’or. Il est cohérent en réécoutant son annual meeting.

Michael Burry The big short delinquency discovery
The big short ending

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[+3]    #18 28/02/2021 19h36

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julien, le 27/02/2021 a écrit :

Mais pas vraiment de commentaires sur les phénomènes propres à 2020 : Covid, hausse des techs, retour en force du bitcoin, retour d’anticipations inflationnistes dans le discours de certains acteurs, etc.
Par exemple, aucun retour sur le virage sur les rachats d’actions en milieu d’année (une fois que le cours avait remonté), et ce qui avait fait changé la décision dans la réflexion.

Espérons que les questions à l’AG du 1er mai et leurs réponses creuseront un peu plus en profondeur.

Je pense quand même que certains sujets sont abordés de manière un peu détournée en une phrase:

Warren Buffett a écrit :

Investing illusions can continue for a surprisingly long time. Wall Street loves the fees that deal-making generates, and the press loves the stories that colorful promoters provide. At a point, also, the soaring price of a promoted stock can itself become the “proof” that an illusion is reality.

Mais je vous rejoins sur le reste, même si cela fait un moment que Buffett commente de moins en moins l’environnement…

En revanche, je trouve qu’on entend toujours trop de critiques sur le fait que Buffett n’ait pas mieux tiré parti de la période de mars, alors que pour moi son process est extrêmement clair et qu’il l’a parfaitement appliqué:

1) Il considère que Berkshire se doit avant tout de s’assurer de préserver le capital de ses actionnaires, ce qui l’oblige a avoir une gestion très prudente.
2) Le drawdown de mars dernier était impressionnant par sa rapidité mais beaucoup moins par son ampleur: le S&P500 a fait environ -30%, et ce type de chute n’est pas si rare (par exemple fin 2018). Il n’y avait vraiment pas de "generational buying opportunities" sur les actions de qualité; dont beaucoup n’étaient revenues qu’à leurs niveaux de quelques mois plus tôt malgré un environnement extrêmement incertain, et ce qui a vraiment chuté était énormément endetté et risquait de ne pas survivre à la crise.
3) Surtout, le creux où on commençait à voir des opportunités intéressantes n’a duré qu’une demi-journée (j’exagère à peine). Tout est très vite remonté ensuite. Vu ce qu’il se passait, on aurait pu s’attendre à quelque chose de bien pire / bien plus long, avec éventuellement pour BRK une possibilité d’avoir une opportunité pour déployer ses $100B…
4) On cite ce qu’il a fait sur les compagnies aériennes comme une erreur en regardant le cours aujourd’hui, alors qu’il a pris la bonne décision: qui aurait parié que les compagnies aériennes se négocient à une EV plus élevée que pré-crise avec des revenus en baisse de 90%? Vendre était la bonne décision en terme de process; tout le monde aurait fait la même chose si on avait connu l’impact et sa durée sur ces entreprises. Sauf que le cours de ces entreprises reflète une réalité bien différente.
5) Enfin, on le critique sur le peu de rachats d’actions à ce moment. Mis à part une journée où le cours de BRK.B a touché $160, l’action était plutôt en moyenne à $180 entre mi-mars et mi-avril. Entre le 1er mai et mi-juillet, l’action a vivoté à ces niveaux et c’est précisément à ce moment que BRK a commencé ses rachats d’actions massifs: je pense qu’il était largement plus prudent d’acheter à $180 à cette période qu’à $180 ou même $170 en mars: même prix, mais incertitude sur l’impact de la crise beaucoup plus faible. Comment peut-on critiquer le manque de rachats en mars alors qu’il a procédé à des rachats massifs au même cours un peu plus tard? Je pense que ce sera sa réponse s’il a la question: le rendement-risque des rachats était bien meilleur au moment où ils ont été effectués (d’autant plus au même prix évidemment, mais également valable à $200 ou plus… Sur le long terme 10% d’écart ne font aucune différence).

Car c’est pour moi le point le plus important que je retire de cette lettre: Berkshire Hathaway a racheté pour $25B en 2020, et continue sur le même rythme qu’au Q4 en ce début d’année. Annualisé, on parle quand même de 6% de la capitalisation par an. C’est un changement énorme.

Déontologie : je détiens une position acheteuse/vendeuse sur une ou plusieurs société(s) listée(s) dans ce message.

Dernière modification par SirConstance (28/02/2021 20h01)

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[+2]    #19 01/03/2021 20h33

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Bonjour Timm.

Je ne comprends pas vraiment l’intérêt de ne pas prendre en compte l’investissement dans Apple dans l’analyse de brk.

Si on retire ses meilleurs investissements pour ne garder que les erreurs, alors tout investisseur aura un track record décevant.

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Favoris 1   [+1]    #20 27/03/2021 08h52

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Investir c’est une affaire de psychologie avant toute chose et en la matière, l’homme n’a pas changé.
C’est ouf même après les succès incontestés de Buffet il sera toujours remis en question à chaque fois que le marché sera capricieux avec lui..
Voilà ce qui attend de nombreuses fois l’investisseur dans sa carrière, mieux vaut s’y préparer.

C’est les personnes qui se comportent comme des girouettes toujours à l’affût de la nouvelle mode qui devraient se remettre en question.

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Favoris 1   [+19]    #21 02/05/2021 19h40

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Pour la 1ère fois, j’ai suivi l’intégralité de l’AG en direct.

Nos 2 acolytes m’ont paru plutôt fringants pour leur âge (90 et 97 ans). Buffett a même fait une blague pour dire qu’ils avaient le management au taux de vieillissement le + bas de toutes les entreprises, bientôt moins de 1%/an pour Charlie.

Les points saillants que j’ai retenus :

1/ Sur les compagnies d’aviation.

La vente peut paraitre avoir été faite à un prix bas, car les compagnies ont ensuite reçu beaucoup d’aides après. Mais aurait-elles été autant aidées par les pouvoirs publics si Berkshire avait été encore l’un de leurs gros actionnaires ? Rejouer l’histoire en ignorant ça est peut-etre trop simple.
Il n’en achèterait pas aujourd’hui malgré la normalisation Covid en vue.
(W.Buffett)

2/ Sur la détention d’entreprises Energies fossiles.

Il ne voit pas de problème à détenir Chevron. On a encore besoin d’energie fossiles pour accompagner la transition vers le renouvelable.
Il n’est jamais bon d’être extrémiste dans un sens ni dans l’autre : ils se sont par exemple toujours refuser à détenir des cigarettiers, mais ils ont eu en portefeuille des retailers vendant des cigarettes.
(Buffett)

3/ Apple.

La vente de quelques % d’Apple a sûrement été une erreur. D’ailleurs, Charlie lui avait suggéré sur le moment que c’était une erreur.
Même si grâce aux rachats d’actions, les actionnaires de Berkshire détiennent toujours autant d’Apple qu’avant.

Lui ne s’en sert que comme téléphone, mais il est sûr que si on demandait à certaines personnes de choisir entre abandonner leur voiture et leur iphone pour les 2 prochaines années, certaines personnes abandonneraient leur voiture qui vaut pourtant 35 000 $. Les produits d’Apple deviennent indispensables pour leurs clients.
Steve Jobs était un créateur, mais Tim Cook fait des choses que Jobs n’aurait pas su faire. Apple est une compagnie extraordinaire qui reste un bargain.

4/ Les SPACs / Robinhood  / La spéculation

Ont sorti une citation de Keynes, qui dit que quand le capital qui sert au développement d’un pays et de ses entreprises devient le terrain de jeu d’un casino, ça finit en général mal  (en gros, j’ai pas noté la citation entière).

Les SPACs prennent l’argent des gens avec l’obligation de l’investir sur un horizon de temps fini et en prenant des fees. Buffett explique que si on lui met un pistolet sur la tempe pour faire un deal d’ici un an il le fera, mais il ne sera pas forcément au bénéfice des acquéreurs. Là, pour les SPACs c’est parail, car c’est faire le deal ou renoncer aux fees : ce n’est pas dans l’intérêt des actionnaires du SPAC ("other people’s money").

Les SPACS sont une concurrence pour eux (un "killer"). Il suffit d’un nom un peu ronflant pour lever des fonds et être prêt à acheter. Il est peu probable qu’ils aient des opportunités pour faire des acquisitions dans ce contexte. L’argent va actuellement aux SPACs qui leur font concurrence.
Et les vendeurs ne peuvent pas résister au prix offert par les SPACs/Wall Street

Mais la mode des SPACS, ça ne durera qu’un temps.

Robinhood : les 2 furent critiques sur la spéculation en découlant. Mais Charlie + sévère : "c’est profondément mauvais. C’est vendre des produits à des gens qui sont mauvais pour eux, tout ce que nous ne voulons pas faire".

5/ Les rachats d’actions.

Munger a expliqué que leur rachat d’actions était un acte hautement moral car au bénéfice de leurs partenaires existants, et non comme certains juste pour pousser le cours plus haut.
Ceux qui les critiquent pour ça sont "dingues".

On peut donc déduire en lisant entre les lignes qu’ils considèrent toujours que Berkshire est décotée par rapport à sa valeur intrinsèque.

6 / Les cryptomonnaies.

Buffett a botté en touche en expliquant ne voulant pas heurter les gens qui sont longs bitcoin, qui sont beaucoup plus nombreux que ceux qui sont shorts bitcoin, et a passé la balle à Munger, qui s’est lâché.

Munger :
"Tout ce développement est dégoutant et contraire aux intérêts de la civilisation" / "Bitcoin est un produit financier inventé de nulle part" / "Bien sûr que je haie le succès du bitcoin : je ne vénère pas une monnaie qui est si utile aux criminels et kidnappers"

7/ Les actions hyper-growth qui ont pris 200-300% en 2020. Qu’en pensent-t-ils ?

Buffett : ça va vous étonner, mais je peux comprendre ces prix. Si jamais vous avez des taux d’intérêts aussi bas pendant les 30 prochaines années, même avec ces hausses ce sont encore des "bargains".
Si on a des taux à quasi zero sur les 30 prochaines années, le marché actions est un "huge huge bargain"

Note  : Buffett avait toutefois auparavant réitéré sa recommandation pour les fonds indexés avec 2 arguments :
- Aucune entreprise qui était dans les 30 premières capitalisations en 1989 ne l’est encore aujourd’hui. - L’automobile est un secteur qui s’est développé au 20eme siècle : il y a eu 2000 compagnies, il n’y en a pourtant plus que 3.

8/ Les taux

Buffett :Comment cette histoire de taux à zéro va finir est le film économique le plus intéressant qui sera à voir ces prochaines années. Charlie est d’accord avec moi.

Munger : Bernie Sanders a gagné, mais a gagné par accident. Avec des taux si bas, il va être beaucoup plus difficile pour les millenials de s’enrichir que pour les générations précédentes.

Buffett a fait un petit show à ce sujet en ressortant un livre d’économie de 1973 (écrit par un prix Nobel je crois avoir compris) où était écrit que des taux négatifs, ce n’était pas possible. (en gros, j’ai pas compris ce passage avec une précision extrême, la voix de Buffett n’est pas la plus facile à comprendre en anglais,  je peux donc être un peu approximatif là dessus).

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Dernière modification par julien (02/05/2021 22h01)

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[+3]    #22 30/06/2021 18h48

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Pour ceux qui doutent que les successeurs soient aussi bon que Buffett dans la gestion du portefeuille d’actions une fois que ce dernier aura totalement passé la main, une anecdote intéressante sur Ted Weschler, qui gère déjà avec Todd Combs un sous-portefeuille de Berkshire, les deux étant les successeurs désignés pour gérer cette partie investissements.

Son IRA (une sorte de mix américain entre notre PEA et PER français), a eu sur 29 ans un rendement annuel de 30%, passant de 70 000 $ à 264 millions de $.

Le résultat a été effectué uniquement avec des investissements en actions cotées, sans private equity, et donc des instruments à la portée de tout le monde…

Ted Weschler cite comme raisons une sélection d’actions rigoureuses, un horizon de 3 décennies, les impôts différées dans le cadre de l’IRA, et une chance exceptionnelle (cette dernière raison évoquée me rappelle le discours de quelqu’un…)

Assez impressionnant comme performance sur la durée !

Lire l’article complet en anglais ici.

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Dernière modification par julien (30/06/2021 18h50)

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Favoris 3   [+2]    #23 28/02/2022 09h35

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Encore une fois, faites l’effort de comprendre le bilan d’une compagnie d’assurance.

Une compagnie d’assurance a au passif les engagements pris dans ses contrats. S’il y a sinistres, il faut payer des compensations.
A l’actif, l’argent des primes collectées est investi sur les marchés.

Les compensations seront payées dans le futur, parfois dans des dizaines d’années. Donc on peut investir à plus ou moins long terme. Geico à CT et National Indemnity à TLT.
C’est le fameux "float".

Les règles prudentielles dictent la capacité de prendre du risque action des compagnies d’assurance. En gros, elles dirigent les compagnies vers des actifs sans risque car contre des actifs risqués, la compagnie doit conserver du capital "okazou".

Par ordre de capital croissant à mettre en face des actifs :
a) Obligations souveraines au moins AA (0% de capital à mettre en face)
b) Cash
c) Obligations d’entreprises

x) Actions avec collatéral => boites possédées à 100% par BRK
y) Actions sans collatéral => portefeuille boursier de BRK
z) Dérivés actions

Comme BRK a beaucoup de x) et y), il faut conserver un gros matelas de a) ou b)
Comme Buffett est âgé, il se souvient des années 1970 donc il pense toujours que linflation reviendra. Donc il ne veut pas de a) et doit garder une énorme poche de b)

Maintenant, vous comprenez que ce volume de cash n’est pas entièrement mobilisable.
Les dernières grosses emplettes de BRK se sont faites par endettement d’ailleurs.
Je pense que sa poudre est autour de $40bn et pas $140bn. Cela reste considérable.

Arrêtez fonc de fantasmer sur les articles de presse incorrects.

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Favoris 1   [+13]    #24 01/04/2022 17h17

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INTP

Bonjour à tous,

Lisant par hasard un énième article sur Berkshire Hathaway hier soir, ainsi que sur les "gourous de la finance" à la tête de l’entreprise, je me suis mis en tête de modéliser la performance de l’entreprise pour mesurer sa sur-performance vs son indice de référence (le S&P 500). Au vu de l’estime que je porte aux "journalistes" et "experts" médiatiques, je me suis demandé si un seul d’entre eux avait vérifié les performances dont il parlait. Ne sachant à quoi m’attendre et étant influencé par la légende urbaine, j’imaginais des performances incroyables. Je me suis trompé.

Me rendant sur le site de l’entreprise, j’ai consulté la dernière lettre aux actionnaires que je colle ci-dessous au format pdf (en Anglais seulement). L’ensemble des lettres peut être consulté en suivant ce lien.

Lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway - Edition 2021.pdf

La première page fait figurer une comparaison des performances historiques de Berkshire Hathaway contre celles du S&P500…



… et compare les deux depuis 1964 en affichant la performance moyenne annuelle depuis cette date :



En jetant un coup d’œil aux premières lignes, on voit effectivement que l’entreprise pulvérise (et je mâche mes mots…) régulièrement son benchmark. La première année (1965), l’entreprise met 39.5% à son benchmark. En 1968, elle le sur-performe de 66.8%, et même de 105.7% en 1976.

Cette méthodologie est cependant très contestable mathématiquement car elle donne plus d’importance aux premières années (dans les années 60) qu’aux dernières années de la série (c’est à dire 2021). Ce qui signifie qu’en ayant été un génie et en sur-performant de 5’000% son benchmark pendant 10 ans dans les années 70, il aurait été impossible pour le benchmark de rattraper, même en affichant une performance 10%/an de plus que Berkshire depuis lors. Or, cela ne fait pas sens d’investir dans une action qui affiche 10% de moins que son benchmark depuis 40 ans sous prétexte qu’il y a 50 ans elle était bien meilleure. Cet exemple est théorique, mais a le mérite d’illustrer clairement la "fraude" méthodologique.

J’ai donc procédé comme suit : en récupérant les données fournies par la première page du pdf ci-dessus, j’ai calculé le rendement total moyen, depuis chaque année, de Berkshire ET de son benchmark, et ce depuis la création  de Berkshire jusqu’à ce jour. En pratique, cela veut dire de début 1965 à fin 2021, de début 1966 à fin 2021, de début 1967 à fin 2021… et ainsi de suite tous les ans jusqu’à début 2021 à fin 2021.

En d’autres termes, cela donne la moyenne de performance annuelle depuis l’année choisie, avec l’illustration graphique ci-dessous :



On observe que si l’on avait investi dans Berkshire entre les années 1965 et 1977 et conservé son investissement jusqu’à aujourd’hui, on aurait sur-performé le S&P500 de 10%/an (ce qui est proprement énorme).

Mais depuis le début des années 2000 la tendance s’inverse, et depuis 2002, il n’y a pas une seule année où investir dans Berkshire aurait été plus intéressant qu’investir dans le S&P500 (or frais, puisqu’ils sont très faibles maintenant - de l’ordre de 0.03 à 0.09% pour ce type d’indice).

Regarder les dernières années ne fait pas trop de sens (puisqu’un investissement sur 2-3 ans est peu cohérent à benchmarker pour un investissement long terme), mais on constate que le S&P500 via un ETF semble être un bien meilleur investissement qu’investir dans Berkshire (sauf à "savoir" quand Berkshire est décotée mais pas quand le marché l’est) sur la base des 20 dernières années.

Je ne suis pas un spécialiste du titre et il est probablement possible  de trouver les variables explicatives (cela pourrait peut-être venir de la performance exceptionnelle des entreprises technologiques depuis les années 2000 par exemple), mais les faits sont là : il semble que Berkshire Hathaway ne soit plus le Graal que l’entreprise représentait jusqu’aux années 80-90.

Ravi de vous lire à ce sujet et d’apprécier les remarques des spécialistes du titre.

Amicalement,
Ursule

Dernière modification par Ursule (01/04/2022 17h33)

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Favoris 1   [+2]    #25 19/12/2023 16h39

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